François Anthoine
général français
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François Paul Anthoine, né le au Mans et mort le à Paris, est un général français de la Première Guerre mondiale, grand-croix de la Légion d'honneur.
Autochromes de Paul Castelnau, collection Albert Kahn. | ||
| Naissance | Le Mans |
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|---|---|---|
| Décès | (à 84 ans) Paris |
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| Origine | ||
| Arme | Artillerie | |
| Formation | École polytechnique | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1880 – 1921 | |
| Commandement | 20e Division d'Infanterie 10e Corps d'Armée IVe Armée Ie Armée |
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| Conflits | Première Guerre mondiale | |
| Distinctions | Légion d'honneur Croix de Guerre 1914-1918 Médaille interalliée 1914-1918 Médaille commémorative de la Grande Guerre |
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Biographie
Il sert au Tonkin en 1885–1887 et joue un petit rôle au cours de l'affaire Dreyfus[1].
Le colonel Anthoine est chef de corps du 48e régiment d'artillerie de campagne de à . Il est ensuite désigné en qualité de membre du Comité technique d’état-major le .
Au début des hostilités en , il devient chef d’état-major de la IIe Armée du général Édouard de Castelnau, à laquelle est rattaché le 20e corps d'armée du général Foch. Le , il apprend qu'en contradiction avec un ordre d'arrêt envoyé la veille, Foch attaque engageant la bataille de Morhange qui se terminera vite sur un repli de toute l'armée. Dans les deux mois qui suivent, Foch, est promu deux fois et, en tant que commandant en chef adjoint de la zone nord, devient le supérieur de Castelnau. Lors d'une entrevue le à Breteuil, Foch s'oppose à la stratégie défensive de Castelnau. Foch impose brutalement sa solution et fait relever Anthoine. Il est remplacé par Duchêne qui était le chef d'état-major de Foch au 20e corps.
Anthoine est nommé commandant de la 20e Division d'Infanterie dès le , poste qu'il occupe jusqu'au lorsqu'il reçoit le commandement du 10e Corps d'Armée.
Le , Anthoine reçoit le commandement de la IVe Armée, avec laquelle il participe à l'offensive Nivelle pour la bataille des monts de Champagne en avril et mai, puis de la Ire Armée le . Il participe à l'offensive des Flandres avec cette unité en octobre et , mais il est nommé chef d’état-major général des armées du Nord et Nord-Est le .
Proche du général Pétain, il occupe ce poste jusqu'au lorsqu'il est limogé. Mis en disponibilité, il devient inspecteur-général des travaux de la zone des armées le . Il est également commandant général des formations de prisonniers de guerre dans les régions libérées du au lorsqu'il est à nouveau mis en disponibilité.
Il préside la Commission d'études interarmes sur le harnachement du au lorsqu'il passe au cadre de réserve.
Grades
- Sous-lieutenant (1881)
- Lieutenant (1883)
- Capitaine (1889)
- Colonel (1908)
- Général de brigade ()
- Général de division ( à titre temporaire; à titre définitif)
Décorations
Décorations françaises
Grand-croix de la Légion d'honneur (11 juillet 1934)[2]
- Grand officier ()
- Commandeur ()
- Officier ()
- Chevalier ()
Croix de guerre -
Médaille interalliée de la Victoire
Médaille commémorative de l'expédition du Tonkin
Médaille commémorative de la guerre -
Décorations étrangères
Postes
- 24/09/1911: membre du Comité technique d'état-major.
- 02/08/1914: chef d'état-major de la IIe Armée
- 08/10/1914: commandant de la 20e Division d'Infanterie
- 10/09/1915: commandant du 10e Corps d'Armée
- 25/03/1917: commandant de la IVe Armée
- 15/06/1917: commandant de la Ire Armée
- 23/12/1917: major général des armées du Nord et du Nord-Est
- 05/07/1918: en disponibilité.
- 31/10/1918: inspecteur général des travaux de la zone des armées.
- 20/03/1919: commandant général des formations de prisonniers de guerre dans les régions libérées.
- 01/04/1920: en disponibilité.
- 28/12/1920: président de la Commission d'études interarmes sur le harnachement.
- 16/06/1921: placé dans la section de réserve