François Bigras
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(à 65 ans) |
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François Bigras ( à Saint-Nicolas de La Rochelle en France - à Montréal au Québec) est l'ancêtre des milliers de familles Bigras du Québec et d'Amérique du Nord. Il a émigré de France vers la Nouvelle-France aux environs de 1682.
François Bigras était le fils de Mathurin Bigrau, portefaix et de Catherine Parenteau.
Le , à l'âge de 16 ans, François Bigras signe devant le notaire Gilles Rageot, un marché d'engagement au service de Louis Moreau, chirurgien du Chasteau Richer de Québec. Il est aussi écrit dans l'acte du notaire, que son oncle Antoine Fauvel a donné son consentement à cet engagement. Louis Moreau l'engage à son service pour trois ans, à raison de sa nourriture, de son logement et de son entretien, moyennant 40 livres (la livre, monnaie ancienne sous le Régime français) de salaire la première année et 50 livres pour chacune des deux autres années. (Notaire Gilles Rageot, Québec)
Quatre des fils de François : Jacques, François jr, Alexis et Joseph, accompagnèrent leur père aux Outaouais comme voyageurs, pour la traite des fourrures. Le plus grand nombre de leurs descendants s’appelleront Bigras. Certains, cependant, changeront Bigras pour Fauvel ou Bigras dit Fauvel(le), surtout ceux qui passèrent la frontière des États-Unis.
François est venu en Nouvelle-France après la mort de son père qui survint le . Il demeura quelque temps chez son oncle Antoine Fauvel, tonnelier,marchand et bourgeois de la ville de Québec et qui avait marié la sœur de sa mère, Marie Parenteau. Considéré aux yeux des gens comme un membre de la famille Fauvel, le surnom lui est resté par la suite, ainsi qu'à plusieurs de ses descendants.
Le , François se trouve à l’île d'Orléans et le notaire Gilles Rageot de Québec rédige en sa faveur l’acte suivant : « Concession de terre située au fief et seigneurie de Lachenaye par Pierre Duquet de la Chenaye, procureur du Roi et notaire royal en Prévôté de Québec, demeurant en la ville de Québec, à François Bigras de l’île et comté St-Laurent. Il lui est concédé une terre de six arpents de front par quarante arpents de profondeur».
Le , n'ayant pas terminé son contrat d'engagement envers le chirurgien Louis Moreau, François s'engage pour trois ans, envers Madeleine Boudouin et le notaire Séverin Hameau, moyennant 60 livres la première année, 80 livres la seconde année et 110 livres la troisième année. On le considère comme travailleur.
Le , François signe un contrat de mariage avec Marie Brunet, fille de Mathieu Brunet et de Marie Blanchard, devant le notaire Claude Maugue de Montréal. Marie sa future épouse n'a alors que huit ans, le mariage doit attendre.
Entre-temps le , François, en présence du notaire Ameau, s'engage au service de Joseph Petit de Bruno, marchand des Trois-Rivières, à raison de 12 livres par mois, ainsi que son logement et sa nourriture. Le fait qu'il sait lire et écrire lui donne une bonne chance.
Le , François Bigras et Marie Brunet se marient enfin à l'église Notre-Dame de Montréal et s'établissent à Lachine.
Le , Vente de terre située en l'île de Montréal au lieudit le Coteau St-Pierre; par Jean Dany et Anne Badel, son épouse de l'île de Montréal, à François Bigras de l'île de Montréal. (notaire J.-B. Potier)
Le , François Bigras et Marie Brunet son épouse, signent une constitution de rente annuelle et perpétuelle de trois livres et 3 sols à Pierre Remy, prêtre du Séminaire de St-Sulpice de Montréal et curé de la paroisse des Saints-Anges de Lachine en l'île de Montréal. (notaire J.-B. Potier de Montréal)
Le , il y a échange d'une terre située sur le bord du lac St-Louis au lieudit la Grande Ance en retour d'une terre située sur le bord de la rivière St-Pierre entre François Bigras (35 ans) habitant et Marie Brunet son épouse de la côte St-Pierre en l'île de Montréal, et Jean Boisson dit Xaintonge, habitant et Marie Le Gros, son épouse, de l'île de Montréal (Notaire P. Raimbault)
Sur le plan de Montréal de 1702, il est dit que "Bigra" occupe 3 arpents de terre de front, à la Grande Anse, au-dessus de Lachine, entre M. Chartier et Claude Robillard.