François Dorval-Langlois

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François Dorval-Langlois de Fancan
Biographie
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François Dorval-Langlois, sieur de Fancan (né vers 1576 et mort en 1628) était un chanoine de Saint-Germain-l’Auxerrois et l’un des agents secrets français les plus importants du cardinal de Richelieu.

L’historien français Gabriel Hanotaux considérait Fancan comme un « agent secret typique, doté de habileté, d’audace, de sang-froid, de duplicité et d’un fort penchant pour l’intrigue ».

Au service de Richelieu

À partir de 1617, Fancan entretint des relations avec l’évêque de Luçon.

Entre 1621 et 1626, Fancan écrivit au moins dix pamphlets ou écrits politiques, dont le contenu fut soit dicté par Richelieu, soit indirectement inspiré par lui. Parmi ces écrits figuraient :

  • 1621 : Discours salutaire et avis de la France mourante au roi (Discours salutaire et conseil de la France mourante au roi en anglais)
  • 1623 : La France mourante (français Mourant)
  • 1625 : Miroir du temps passé, à l’usage du présent (Miroir du temps passé pour le présent
  • 1625 : Discours sur les affaires de la Valteline et des Grisons, dédié au tout-puissant et catholique roi d’Espagne (Traité anglais sur l’affaire de Valtellina et des Grisons, dédié au tout-puissant et catholique roi d’Espagne)
  • 1626 : Le Discours salutaire sur l’état présent des affaires d’Allemagne (Ang. Salutation sur la situation actuelle en Allemagne)

Il écrivit aussi un pamphlet qui donna son nom au Mont Valérien, Méditations de l'hermite Valérian, publié initialement en 1621 et réédité en 1622, un texte satirique politique[1],[2]. Présenté comme des méditations traduites du « bon Normand en vieux Gaulois » par un pèlerin du Mont Saint-Michel, et dédié « à tous bons François », il adopte un style pseudo-ancien, allégorique et burlesque, avec des éléments moralisateurs pour masquer sa charge politique. Le contenu est structuré en une série de réflexions introspectives attribuées à l'ermite Valérian, qui, depuis sa solitude, commente les affaires publiques et les maux de la société française du début du XVIIe siècle[Note 1].

Selon les rapports contemporains, Fancan aurait été chargé par Richelieu de rédiger des dépêches diplomatiques, des mémorandums et des instructions.

Fancan s’occupait aussi de la poésie. En 1626, par exemple, il publia le volume Le Tombeau des Romains.

Trahison

Fancan fut emprisonné à la Bastille à Paris le pour des accusations d’agitation contre le siège de la forteresse huguenote de La Rochelle (qui ne commença que le ). Comme Richelieu l’accusait également d’espionner pour des puissances étrangères, des documents compromettants furent saisis montrant qu’il avait correspondu avec des protestants de premier plan en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas et en Angleterre. Parmi celles-ci figuraient que Fancan avait reçu d’importantes sommes d’argent de l’archevêque de Cologne, Ferdinand de Bavière, ou de son frère Maximilien Ier de Bavière, ou des deux. On dit également qu’il a fourni des informations militaires aux Anglais soutenant les protestants à La Rochelle.

On dit que Richelieu fut indigné par la trahison de l’un de ses plus proches collaborateurs politiques, car il l’avait lui-même envoyé en de nombreuses missions secrètes au pays et à l’étranger et lui avait accordé une grande confiance dans ce contexte. Dans quelle mesure un agent aussi expérimenté a maintenu une correspondance étendue prouvant sa trahison ou s’il s’agissait d’une invention de l’entourage du père Joseph ne peut être clarifié sans aucun doute.

Fancan passa un an dans l’obscurité et l’isolement de la Bastille avant d’y mourir.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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