François Galvez
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| François Galvez | |
| Bienheureux | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Utiel, Espagne |
| Date de décès | (à 45 ans) |
| Lieu de décès | Edo, Japon |
| Nationalité | espagnole |
| Ordre religieux | Frères mineurs de l'Observance |
| Béatification | par Pie IX |
| Vénéré par | Église catholique |
| Fête | 6 février |
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François Galvez (né le à Utiel, Espagne) – mort exécuté le à Edo, Japon) est un moine franciscain (Frères mineurs de l'Observance ), catéchiste martyrisé pour sa foi au Japon, avec d'autres missionnaires chrétiens. Béatifié par Pie IX, sa mémoire est célébrée le .
François Galvez est né à Utiel, près de la ville de Valence (Espagne) le . En 1591, il entre chez les Frères mineurs de l'Observance dans le couvent Saint-Jean-Baptiste à Ribera où il fait ses études avant d'être ordonné prêtre[1],[2].
En 1601, il part pour le Mexique où il reste huit années pour effectuer des missions pastorales de son ordre[3]. En 1609, il embarque pour Manille avec un groupe de missionnaires destinés à se rendre au Japon. Il passe plusieurs années aux Philippines pour apprendre le japonais et se préparer à son envoie en mission. Il part en bateau rejoindre le Japon, qu'il atteint en 1612, juste avant une grande vague de persécution des chrétiens au Japon. Durant cette première période, le danger pour les missionnaires et les chrétiens « semble avoir été localisé et intermittent ». Les chefs guerriers japonais locaux étant encore indépendants du pouvoir central, l'accueil réservé aux missionnaires, était variable d'une zone géographique à l'autre. Dans certaines régions, ils risquaient la mort ou l'expulsion ; dans d'autres, ils pouvaient construire des églises. Mais le risque d'une flambée soudaine de violence contre l'influence étrangère était toujours présent. En 1614, François Galvez est contraint de retourner à Manille. A cette date, tous les missionnaires chrétiens sont expulsés et embarqué sur quatre navires qui quittent Nagasaki en . Tous les couvents sont confisqués, les églises détruites ou profanées, et la traque des missionnaires cachés commence. Des prêtres continuent leur ministère clandestinement, grâce au soutien courageux de catholiques japonais, ce qui entraîne de nombreux martyrs tant parmi les missionnaires européens, que parmi les chrétiens japonais[1].
Trois ans après son expulsion, le frère François gagne la ville de Malacca et de là, il rembarque secrètement pour le Japon. Selon certains témoignages, il se serait noircit le visage pour être confondu avec un marin noir (africain) et ainsi pouvoir rentrer au Japon. Mais cette hypothèse semble douteuse, car l'arrivée d'un individu noir sur les côtes japonaises au début XVIIe siècle aurait évidemment suscité une méfiance immédiate. Date Masamune, prince de Voxu, l'autorise à prêcher sur ses terres. De là, il part rejoindre les chrétiens d'Edo (Tokyo). Mais lorsque Tokugawa Iemitsu devient le nouveau Shogun, celui-ci relance une vague de persécutions anti-chrétiennes. François poursuit sont évangélisation et change constamment de résidence pour échapper aux persécutions. Mais il est trahi par un chrétien, capturé et emprisonné à Edo en même temps que Simon Yempo, un moine bouddhiste converti au catholicisme et catéchiste laïc. En prison il retrouve d'autres chrétiens et missionnaires dont un jésuite Jérôme de Angelis avec qui s'associe pour catéchiser les prisonniers. Le , le frère franciscain est installé sur un cheval, et conduit entouré de seize chrétiens il est conduit sur une colline de la ville où les chrétiens sont brûlés vifs, sous ses yeux, avant que lui-même ne soit à son tour attaché à un poteau et brûlé vif. Ce même jour, sont suppliciés Jérôme de Angelis, ainsi que Simon Yempo[1],[2],[4].