Fils de Jean-Baptiste Gesnouin, maître apothicaire, directeur des postes et administrateur des domaines du duc de Penthièvre, amiral de France, et de Mathurine Gigon.
Nommé apothicaire-major du port de Brest le , il joue un rôle déterminant dans la réorganisation des services de l’hôpital maritime, ainsi que dans l’installation d’hôpitaux annexes entre Le Folgoët et Landerneau pour accueillir les milliers de malades de la flotte franco-espagnole en 1779.
Choisi pour exercer la présidence du jury des maîtres apothicaires de Brest, il assure également un cours de chimie pharmaceutique au sein de l’école de médecine de Brest.
Élu membre du conseil de la commune de Brest le , puis conseiller municipal, il devient en 1790 membre du conseil général de la commune et administrateur des hôpitaux brestois. Le , enfin, il est élu premier officier municipal.
Nommé pharmacien en chef de la Marine en .
Élu député du Finistère au Conseil des Cinq-Cents le , puis membre du corps législatif le , il s’intéresse essentiellement aux affaires de la Marine et du service de santé et siège au corps législatif jusqu'en 1802.
De retour à Brest le il reprend ses cours à l’école de médecine et met au point la formule d’un sirop dépuratif qui porte son nom, ainsi qu’une préparation antisyphilitique.