François Joseph Marie Clary

militaire français du XIXe siècle From Wikipedia, the free encyclopedia

François Joseph Marie, dit Marius, comte Clary, né le à Marseille, mort le à Paris[1], est un Colonel de la Grande Armée devenu Général sous la Restauration.

Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Clary (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Marius Clary
Faits en bref Comte, Naissance ...
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Biographie

Marius Clary est le fils aîné d'Étienne François Clary (1757-1823), député des Bouches-du-Rhône au Corps législatif, et de Marcelle Guey († ), fille de Joseph Guey, échevin de Marseille.

Guerres révolutionnaires

Enrôlé volontaire au 9e régiment de dragons le , il est promu sous-lieutenant au 22e régiment de dragons le , et passe le , dans le 10e régiment de dragons où il devient lieutenant le .

Aux camps de Compiègne et de Saint-Omer en 1803 et 1804[2], il suit la Grande Armée lors de la campagne d'Autriche en 1805, et devient aide de camp du maréchal Bernadotte, son oncle par alliance[n 1], le . Clary, blessé d’un coup de lance le dans le combat de Rausnitz, est félicité par le maréchal pour sa brillante conduite le à Austerlitz, où il charge à la tête du 10e Dragons.

Il passe aide-de-camp du prince Joseph Bonaparte, un autre de ses oncles par alliance[n 2], le et sert à l’armée de Naples, notamment au siège de Gaète (1806)[2]. Devenu légionnaire le , il passe capitaine le suivant, chef d'escadron le et devient chevalier de l’ordre des Deux-Siciles en 1808[3].

Après la campagne de Prusse (1806) et de Pologne (1807)[2], il est admis au service du roi d'Espagne avec le grade de colonel[2] le . Il quitte l'état-major du roi Joseph le , date à laquelle[2] il prend le commandement du régiment de voltigeurs de la Garde royale espagnole et devient commandeur de l’ordre royal d'Espagne.

Il participe à la campagne d'Autriche (1809) puis de nouveau à celle d'Espagne de 1810 à 1812[2]. Après le bourbier espagnol, il revient au service français le .

Portrait équestre du Colonel Clary, commandant le 1e Régiment de Hussards de 1813 à 1815 par Horace Vernet (Musée Massey).

Aide de camp à titre provisoire du maréchal Berthier le , il est réintégré comme colonel et nommé à la tête du 1er régiment de hussards le . Il fait les campagnes de Saxe en 1813, où il s'illustre à Leipzig le [2]) et de France en 1814. Il devient officier de la Légion d'honneur le [4].

Fin de carrière

Après l’abdication, il est promu maréchal-de-camp le [4] et nommé chevalier de Saint-Louis le mais reste en disponibilité[3].

Pendant les Cent-Jours, le général Clary est cassé dans son grade[3] par l’Empereur, « qui ne lui pardonne pas son absence injustifiée (si ce n’est une maladie diplomatique) pendant la campagne de 1814 »[réf. à confirmer][5]. Néanmoins, Clary est nommé colonel du 4e régiment de chasseurs à cheval le puis du 1er régiment de hussards le [6]. Il est rétabli dans son grade de général de brigade le [6]. Il participe avec l’armée du Nord à la campagne de Belgique[6]. Il fait preuve d’une grande bravoure à Waterloo, au point que « son ex-protecteur » Louis XVIII, l’assigne à résidence comme dangereux bonapartiste[réf. à confirmer][5].

À la seconde Restauration, il est confirmé dans son grade de maréchal-de-camp mais reste en disponibilité. De nouveau en non-activité le , il accompagne sa tante, Désirée princesse royale de Suède, depuis Paris jusqu'en Suède en 1816[2]. Il est fait commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède le .

Créé comte par lettres patentes du , il commande la même année, une brigade de cavalerie.

Rappelé après la révolution de Juillet 1830, il est chargé d’une inspection générale de cavalerie le , devient commandant du département du Nord le , de la Somme le , du Gers le et du Morbihan le . Il est remis en disponibilité le .

Mort le , âgé de 54 ans, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière du Père-Lachaise (24e division)[7].

Le , son neveu Joseph Adolphe (1837-1877), fils de Joachim Charles Napoléon (1802-1856), est autorisé à relever son titre de comte[8].

Récapitulatif

Titres

Distinctions

Rubans des décorations
Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis Chevalier de l'ordre des Deux-Siciles Commandeur de l’ordre royal d'Espagne
Commandeur de ordre royal de l'Épée

Armoiries

Davantage d’informations Image, Blasonnement ...
Image Blasonnement

Ses lettres patentes du 20 juillet 1829 portaient pour « règlement d'armoiries »

D'azur, au vol d'argent, chargé d'une épée haute du même, montée d'or, et surmontée de deux étoiles aussi d'or ; au chef du même chargé de deux roses tigées et feuillées au naturelé[9],[10],[8].

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Notes et références

Annexes

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