François Jourde
politicien français
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François Jourde ou Francis Jourde, né le à Chassagne (Puy-de-Dôme)[1] et mort le à Nice[2], est une personnalité de la Commune de Paris.
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Cimetière du Montparnasse, ossuaire du Père-Lachaise (d) |
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Biographie
Fils de Pierre Jourde, marchand résidant à Paris, et de Jeanne Rodier, François Jourde naît le à Chassagne dans le département du Puy-de-Dôme[1]. Clerc de notaire, il fut comptable dans une banque, puis employé des Ponts et chaussées de la Ville de Paris.
Durant la Commune de Paris
Actif pendant la Commune de Paris, il est délégué au Comité central de la Garde nationale (160e bataillon). Lors des élections du il est élu au Conseil de la Commune pour le Vearrondissement. Nommé Délégué aux finances, sa pondération de bon gestionnaire et son respect scrupuleux de la Banque de France lui attirent la rancune de nombreux communards, mais il arrive à payer la solde des Gardes nationaux, faisant ainsi vivre près de 500 000 parisiens. Les tribunaux versaillais lui en montreront peu de gratitude, puisqu'il est arrêté le , condamné, en , à la déportation simple en Nouvelle-Calédonie à l'île des Pins. Il est transporté à bord de la «Guerrière» qui atteint l'île des Pins en .
En déportation

Bien vite ses compétences de gestionnaire sont utilisées dans la colonie, il est autorisé à rejoindre Nouméa en octobre 1873 où il trouve un emploi de comptable. Il fonde avec Juliette Lopez (compagne du docteur Rastoul) l'Union, une société de secours mutuel et d'assistance aux déportés dans le besoin.

Il s'évade en avec Achille Ballière, Charles Bastien dit Granthille, Paschal Grousset, Olivier Pain et Henri Rochefort. Installé en Angleterre, il participe à une souscription destinée aux victimes de la répression versaillaise. Il s'installe à Strasbourg (alors en Allemagne), puis à Genève, Bruxelles et Londres de nouveau. Revenu en France après l'amnistie de 1880, il se montre particulièrement actif dans la solidarité avec les Communards amnistiés.
Il participe à la création de l'Alliance socialiste républicaine avec d'anciens communards, notamment Albert Theisz. Jourde est candidat aux élections municipales de 1881 à Paris pour le quartier Saint-Ambroise, dans le 11e arrondissement[3]. Il tente aussi une candidature aux élections législatives partielles de Lyon la même année, mais se retire en faveur du candidat radical[4].
Il meurt le au 12 rue Hérold à Nice à l'âge de 49 ans[2] À sa mort, il exerçait la profession de publiciste[5].
Enterré au cimetière du Montparnasse (division 3), ses ossements ont ensuite été transférés au Cimetière du Père-Lachaise[6].