François Le Diberder
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François Le Diberder est un physicien français, né le [1]. Spécialiste de la physique des particules, il est connu pour avoir développé de nouvelles méthodes statistiques pour analyser les résultats obtenus dans les accélérateurs de particules.
Il commence à s'intéresser à la physique des particules lorsqu'il découvre lors de sa première année à l'université des ouvrages de vulgarisation scientifique soviétiques qui traitaient du sujet[2].
En 1981, il soutient sa thèse de 3ème cycle à l'Université Paris Diderot, qui s'intitule Premiers résultats des calorimètres à argon liquide avant-arrière de l'expérience cello[3] , et porte sur l'utilisation de calorimètres à argon liquide dans les accélérateurs de l'expérience, procédé qui est encore aujourd'hui utilisé au Large Hadron Collider dans l'expérience Atlas[4]. Il soutient sa thèse d'État en 1988[5], à l'université Paris Sud, en association avec la faculté des sciences d'Orsay. Elle porte quant à elle sur l'analyse du processus d'annihilation d'un électron et d'un positron en quatre leptons. Il effectue les expériences nécessaires à ses conclusions dans le cadre du projet international CELLO, à l'accélérateur PETRA à Hambourg[6].
En 1995, il devient professeur à l'université Paris 7, il rejoint le Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies (LPNHE). Il exerce au Laboratoire de l'accélérateur linéaire situé à Orsay[7] depuis 2002. Depuis, il a été directeur scientifique adjoint de l'IN2P3 entre 2003 et 2008, porte-parole de BaBar entre 2008 et 2010. Il a également participé à la création de nouvelles méthodes d'analyses des résultats sur de nombreux projets de grande importance, dont Mark-II ou Aleph[2].
En 2011, il reçoit la médaille d'argent du CNRS pour ses différents travaux, et rejoint l'expérience Atlas au LHC.