François Léon Jouinot-Gambetta

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François Léon Jouinot-Gambetta
Biographie
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Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Taille
200
Distinction

François Léon Jouinot-Gambetta, né le à Paris 8e et mort le à Antibes, est un général de division français.

Il s'illustre durant la Première Guerre mondiale au sein de l'Armée française d'Orient à la tête d'une brigade de cavalerie (dite brigade Jouinot-Gambetta) de l'Armée d'Afrique, composée des 1er , 4e chasseurs d'Afrique et du régiment de marche de spahis marocains, notamment lors de la prise d'Uskub (aujourd'hui Skopje) le .

Famille

François Léon Jouinot-Gambetta est le fils d'Antoine Gabriel Jouinot (1843-1871), ingénieur, et de Benedetta Gambetta (1840-1931)[1].

Il épouse, le à Marseille, Blanche Augustine Haÿ, née le à Lens[1] et morte le . Cette dernière présentait, avant la guerre, des modèles du couturier Paul Poiret. Les époux n'auront aucun descendant.

Il est le neveu de Léon Gambetta, dont il relève le patronyme en ajoutant à son nom celui de Gambetta, nom de sa mère[2].

Carrière militaire

Avant guerre

Engagé volontaire le comme chasseur au 6e régiment de chasseurs d'Afrique en Algérie, il passe avec le grade de maréchal des logis (du ) au 1er régiment de spahis (escadron du Soudan) le et rejoint le Soudan[1].

Il rejoint ensuite le 9e régiment de hussards comme élève officier le et suit les cours de l’École de cavalerie de Saumur d’ au . Il sera successivement sous-lieutenant le et lieutenant le [1].

Placé hors cadre le il est envoyé le en Afrique occidentale jusqu’au . Chargé de l'organisation militaire de la mission Paul Blanchet en Mauritanie[3], il recrute, instruit et arme une quarantaine d'anciens tirailleurs. Il est blessé par balle dans un guet-apens le à Atar[1],[4].

Du au , il est en mission auprès du gouverneur général civil de l’Algérie et il est porté sur les rôles du 1er régiment de hussards en , puis du 2e chasseur d’Afrique en septembre et du 1er régiment de spahis ou il obtient le grade de capitaine le [1].

Mis à la disposition du ministère des Affaires étrangères en au service géographique pour la délimitation de la frontière algéro-marocaine, il accomplit ensuite une mission à Tanger au Maroc en où il reste jusqu’au et est remis à disposition du ministère de la Guerre[1].

Il intègre avec le grade de capitaine le 2e régiment de cuirassiers le et est nommé chef d’escadron le . Muté le au 6e régiment de chasseurs d'Afrique, il rejoint l’Algérie le [1].

Colonel le , il commande le régiment de marche de spahis et les troupes marocaines[1].

Avance française en 1918.

Première Guerre mondiale

Au début de la guerre, il se consacre à la mise sur pied des escadrons et bataillons auxiliaires marocains et après un long séjour au front français, où il commande successivement une brigade et une division d'infanterie, Jouinot-Gambetta part pour le front d'Orient[4].

Promu général de brigade de cavalerie le 26 juin 1917, il succède au colonel Henri Descoins au commandement de la cavalerie de l’Armée française d'Orient, alors composée de 10 escadrons[1].

Il s'illustre particulièrement à la tête de sa brigade de cavalerie, dite brigade Jouinot-Gambetta, composée des 1er, 4e chasseurs d'Afrique et du Régiment de marche de spahis marocains, lors de la prise d'Uskub (aujourd'hui Skopje) le [5].

Le , Jouinot-Gambetta est élevé à la dignité de grand-officier de la Légion d'honneur avec la citation suivante : « général de brigade, commandant la cavalerie de l'armée de brigade d'Orient : d'un entrain et d'un brio incomparables, n'a pas hésité à engager sa cavalerie dans un dédale de montagnes : brisant toutes les résistances, a enlevé de haute lutte Uskub après un combat acharné, coupant ainsi à l'ennemi sa dernière ligne de retraite. »[6].

Après guerre

Il est promu général de division en 1920.

Il meurt à Juan les Pins dans sa villa la Haie-Blanche le après une courte maladie et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise le [7].

La brigade de cavalerie Jouinot-Gambetta en 1917-1918

La brigade formée de trois régiment est composée de chasseurs d'Afrique et de spahis et compte environ 3 000 hommes.

La prise d'Uskub (29 septembre 1918)

Le , la brigade Jouinot-Gambetta prend Uskub, important nœud ferroviaire, après un raid de plus de 80 km à travers les monts de Macédoine. Cette victoire constitue l’une des dernières charges à cheval de l’histoire de la cavalerie française. Elle a pour conséquence la capitulation des forces germano-bulgares[11] et le , la Bulgarie signe un armistice avec le général Franchet d’Espèrey.

Grades

  •  : colonel
  •  : général de brigade
  •  : général de division

Décorations

  • Grand officier de la Légion d'honneur (1919) [1],[12]
  • Croix de Guerre 1914-1918 avec palme[5]
  • Médaille Coloniale, agrafes « Soudan » « Sénégal » «Afrique Occidentale »
  • Officier d’Académie (décret du )
  • Chevalier du Mérite Agricole (décret du )
  • Officier de L’Étoile Noire (décret d’autorisation de port du )
  • Officier du Nichan Iftickar de Tunisie (décret d’autorisation de port du )
  • Officier de l’Étoile d’Anjouan (décret d’autorisation de port du )
  • Officier du Dragon de l’Annam (décret d’autorisation de port du )
  • Chevalier de Sainte Anne de Russie de 3e Cl (décret d’autorisation de port du )
  • Médaille d’argent de la Mutualité (Ministère de l’Intérieur du )

Citations

Hommages

Jacques Bourcart décrit Jouinot-Gambetta comme un « grand Africain » et « une des figures les plus originales et les plus attachantes de l'armée d'Afrique, un chef adoré de tous ceux - même les plus humbles - qui ont servi sous ses ordres », un cavalier « d'une folle bravoure, généreux jusqu'à la prodigalité » dont « le goût du panache et des uniformes extraordinaires », l'entrain et la gaieté « évoquent irrésistiblement la figure d'un autre grand cavalier, de Murat»[4].

Aristide Briand écrit dans sa préface de l'ouvrage de Jouinot-Gambetta, à propos de la prise d'Uskub en , « la chevauchée de vos cavaliers vers Uskub est une épopée magnifique. Les cavaliers de Murat n'ont pas fait mieux.»[13].

Notes

Bibliographie

Voir aussi

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