François Migoret-Lamberdière
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| François Migoret-Lamberdière | |
| Martyr, bienheureux | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | à Lassay-les-Châteaux |
| Date de décès | (à 65 ans) |
| Lieu de décès | à Laval |
| Nationalité | Française |
| Béatification | par Pie XII |
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François Migoret-Lamberdière (né le au Lassay-les-Châteaux et mort le à Laval), est un prêtre catholique français. Il est commémoré selon le Martyrologe romain[1].
Jeunesse et formation
François Migoret-Lamberdière naît le au Lassay-les-Châteaux, fils d’André Migoret, sieur de la Lamberdière, sergent royal[2], et de Marie Cosseron. Il reçoit la tonsure au Mans le [2], puis entre au séminaire de Domfront. Ordonné prêtre en 1753, il devient vicaire à Oisseau[3] et directeur d’un petit collège paroissial, où il se distingue par son dévouement et son sens pédagogique[2].
Carrière ecclésiastique
Le , il est nommé curé de Rennes-en-Grenouilles[4]. Malgré des revenus modestes, il se consacre entièrement à sa paroisse, riche en pauvres[5]. Pour mieux soulager les malades, il étudie la médecine et la chirurgie. Il fait venir sa sœur, veuve sans enfants, qui devient une véritable sœur de charité à ses côtés[2]. Ensemble, ils enseignent aux enfants et soignent les malades. Il élève également deux de ses neveux, qui deviendront prêtres et resteront fidèles à l’Église pendant la Révolution française[4]. Il avait subi une attaque de paralysie et ses facultés étaient un peu affaiblies[2].
Pendant la Révolution française
En 1791, François Migoret-Lamberdière refuse de prêter le serment à la Constitution civile du clergé. Il se heurte à surtout de la garde nationale de la Chapelle-Moche. Malgré une première arrestation et une rétractation forcée[2], il est expulsé de son presbytère, son mobilier pillé et brûlé[4]. Avec cette position, il continue d’administrer sa paroisse jusqu’à Pâques 1792, date à laquelle il est arrêté. Il est incarcéré aux [Église des Cordeliers de Laval|Cordeliers de Laval]], puis transféré au Monastère de Patience de Laval. Atteint de paralysie, il ne peut être déporté et reste emprisonné.
Martyre
Par lequel il est prouvé que, requis par la loi de prêter le serment exigé des fonctionnaires publics prêtres, par l'Assemblée constituante, et celui de liberté et d'égalité exigé pour tous les républicains français, par la Convention nationale, et que, requis encore une fois de le prêter devant le tribunal, ils s'y sont constamment refusés. Sur ce, considérant que ces individus, par le refus opiniâtre de se conformer aux lois de la république, de les reconnaître et de les observer, sont coupables de conspiration secrète contre la république française, conspiration d'autant plus dangereuse que, présentée sous les couleurs séduisantes de l'hypocrisie et du fanatisme, elle pourrait induire en erreur un peuple crédule, toujours facile à séduire dans ses opinions religieuses; enfin, que les principes que ces hommes professaient ouvertement étaient les mêmes qui avaient allumé dans l'intérieur de la république la guerre désastreuse de la Vendée; La Commission, etc., Volcler entendu, etc., condamne, etc., ordonne que le présent jugement sera exécuté sur-le-champ, prononce la confiscation, etc. ».
En 1793, lors de l'approche de l'Armée catholique et royale à Laval, il ne fait pas partie de l'Évacuation de Laval, car il est jugé incapable d'être éloigné de Laval à cause de sa paralysis[2]. Il est jugé par la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne le [6]. Il reconnaît parmi ses accusateurs Jean-Baptiste Volcler, un ancien élève, qu’il apostrophe avec énergie pour son ingratitude[4]. Il est condamné à mort pour son refus de renoncer à la religion catholique et de prêter serment à la République. Il est exécuté le même jour, devenant ainsi l’un des quatorze martyrs de Laval, symboles de la résistance religieuse face à la Terreur.[2].
Béatification
Le pape Pie XII béatifie le les 14 martyrs de Laval, dont François Migoret-Lamberdière, en tant que martyr de la foi[3].