François Mouly
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François-Jean-Joseph Mouly, né à Clermont-Ferrand le et mort à Libourne le , est un sculpteur français.
Né le à Clermont-Ferrand (section Nord), au no 39 de la rue Sainte-Claire, François Mouly est le fils de Louis Mouly, cordonnier, et de Marie Beauduy[1].
Après avoir étudié à l’école professionnelle de Clermont[2], François Mouly devient professeur de dessin au pensionnat Saint-Gilles de Moulins[3]. Par la suite, il se rend à Paris afin d'y poursuivre sa formation dans l'atelier du sculpteur François Jouffroy[4].
Admis à l’École des beaux-arts le , il y obtient notamment une 3e médaille en dessin d'ornement le [5]. Il est demi-boursier du conseil général du Puy-de-Dôme depuis le mois d'[2]. Dès cette époque, il expose ses œuvres au Salon, mais il ne peut concourir pour le prix de Rome, réservé aux élèves de moins de trente ans. Au début des années 1880, Mouly est également l'élève d'Henri Chapu[4].
Marié à Marguerite Maison, Mouly est le père de cinq enfants. Domiciliée au no 103 de la rue de Sèvres à Paris, cette famille nombreuse ne parvient pas à vivre décemment du travail du sculpteur. Celui-ci compte alors sur une commande importante pour sortir de l'embarras. Ayant appris qu'un comité s'était formé dans sa ville natale pour élever un monument à Vercingétorix, il conçoit un modèle en plâtre d'une hauteur de plus de 3 m. Cette œuvre n'obtient cependant qu'une mention honorable au Salon de 1886. Aucune commande n'est passée à Mouly, Auguste Bartholdi étant choisi, sans concours, pour réaliser la statue du vainqueur de Gergovie[3].
Mouly, qui a épuisé ses dernières ressources dans ce projet, cède au désespoir. Soigné dans la famille de sa femme, à Bordeaux, il tente plusieurs fois de suicider puis, interné, parvient à s'échapper. Le , son corps est finalement découvert à Libourne sur la voie publique, rue du Temple[6].
Son Monument à Vercingétorix fut exécuté à titre posthume en fonte de fer bronzée puis en bronze pour les villes de Gien (1887) et de Bordeaux (1890)[7].