François Otenin (parfois écrit Ostenin, Othenin ou Ottenin) ( à Beauzée-sur-Aire – à Compiègne) est un militaire s'étant illustré pour avoir tenu tête, ne disposant que de faibles moyens, à l'armée prussienne lors de la défense de Compiègne en 1814. Il est aussi connu sous le nom de Major Otenin.
Jeunesse
Fils de Christophe Otenin, maître menuisier, et de Barbe Nicolas, François Otenin est né le à Beauzée-sur-Aire. Il est le cadet d'une fratrie de trois.
Carrière militaire
Lors de la Levée en masse du , il s'enrôle dans l'armée et est incorporé avec son frère Jean-Baptiste dans le 5ebataillon de la Meuse et plus tard dans la 132edemi-brigade.
L'armée de la Moselle, dont les frères Otenin faisaient partie, se rassembla entre la Sambre et la Meuse sous le commandement de Jourdan. Ce dernier ne tarda pas à franchir la Sambre et à investir Charleroy dans le courant de prairialan II. Mais avant que ce général eût réussi à mettre ses forces en ligne, il fut assailli par des troupes supérieures en nombre et contraint de se replier de nouveau de l'autre côté de la rivière.
C'est ce même jour que Jean-Baptiste Otenin, son frère benjamin et alors sergent au 1erbataillon de la 132edemi-brigade d'infanterie, sera tué.
Mort du Commandant François OtheninLa mort du major Otenin (Tableau de Fournier Sarlovèze)
Hommages
La mort héroïque du Major Otenin a fait l'objet de plusieurs commémorations:
Une pierre tumulaire à la mémoire du Major a été placée par le conseil Municipal de Compiègne au cimetière du Clamart le [1]. Elle porte les inscriptions suivantes: "A la mémoire de François Ostenin, Major au 136e Régiment de Ligne, Officier de la Légion d'Honneur, Né à Beauzée (Meuse) le , mort le en défendant à la tête d'une très faible garnison la place de Compiègne assiégée par un corps d'armée de dix-huit mille prussiens. La ville de Compiègne reconnaissante.". Elle a par la suite été déplacée vers le parc de Songeons.
Une rue de Compiègne, proche du Château qu'il a si bien défendu, porte son nom[2] (épelé Othenin, anciennement rue de Chartres).
Une rue de son village natal de Beauzée-sur-Aire porte son nom (rue Otenin[3]).
Une statue à son effigie était érigée le , Boulevard des Cours (actuel cours Guynemer) à Compiègne[1]. Cette statue a été refondue le en application de la Loi de mobilisation des métaux non ferreux du du régime de Vichy sur l'enlèvement des statues de bronze en vue de leur fonte. Cette loi intervient en période d'Occupation allemande durant laquelle les statues ont été fondues pour récupérer le métal, mais aussi plus rarement dans un but idéologique[4].
↑Dès leur arrivée à Paris, les troupes allemandes procèdent à la destruction des monuments à Edith Cavell (1erarrondissement) et de celui du Général Mangin (7earrondissement)