Né le à Morzine, il est le fils d'Antoine Plagnat et de Josephette Tavernier[2],[3],[4]. Il est issu d'une famille de notaires et fermiers des revenus de l'abbaye d'Aulps[3],[4], son père ayant participé activement à la rédaction des actes d'affranchissement envers l'Abbaye[5].
Son frère, Claude (1743-1812), devient lui aussi notaire, ainsi que châtelain, avant d'être nommé secrétaire pour la communauté de Morzine, puis maire de la commune après 1792[3].
Carrière
À 24 ans, il obtient le diplôme de docteur en droit civil et canonique de la Faculté de Turin[4],[5]. Il revient s'établir comme avocat à Chambéry[4], capitale du duché de Savoie. En 1792, les troupes révolutionnaires françaises annexent le duché. À la veille de cet événement, François Plagnat était lieutenant-juge-mage dans la province du Chablais[4].
Il est élu, le 29 thermidor an XII (), par le Sénat conservateur, député du Léman au Corps législatif[2]. Ce mandat lui ayant été renouvelé le [2], il l'exerce jusqu'au [6],[Note 1]. Il semble cependant pas avoir joué un rôle important[4].
En 1815, le duché de Savoie retourne au roi de Sardaigne.
↑Dans l'ouvrage Dictionnaire des parlementaires français c'est écrit 1815, c'est une erreur car le site de l'assemblée nationale indique la date du 4 juin 1814.
Jacques-Alexis Pissard et Jean-Christophe Richard, Chronique de Morzine: l'histoire de Morzine des origines à 1900, Bossey, Jean-Christophe Richard, , 534p. (ISBN978-2-9524101-0-6, lire en ligne), p.423
John Baud, « François Plagnat, Administrateur et Légilslateur Chablaisien », Mémoires et documents publiés par l'Académie chablaisienne, Thonon, Tome XLI, 1933, p.1-188.
Adolphe Robert (direction), Edgar Bourloton (direction) et Gaston Cougny (direction), Dictionnaire des parlementaires français: depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t.4, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p.640