François Robiquet

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Décès
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RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
François Robiquet
Fonction
Ingénieur des ponts et chaussées
Ajaccio
-
Biographie
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François (Guillaume) Robiquet, ingénieur polytechnicien et auteur d'études statistiques à caractère social, dont l'une notamment sur la Corse, où il avait passé treize ans comme Ingénieur-en-Chef des Ponts-et-Chaussées, est né le à Rennes et mort le à Rennes, dans le faubourg de Saint-Hélier où il s'était retiré.

Frère aîné du chimiste membre de l'Académie des Sciences Pierre Robiquet, il fut admis à l'École centrale des Travaux publics à peine créée; il en sort l'un des premiers de sa promotion et entre dans le corps des Ponts et Chaussées ; sa carrière le conduit comme ingénieur à Rennes d'abord, puis plus tard aux travaux routiers du Simplon. Tout jeune ingénieur en chef, il est envoyé en poste à Ajaccio pour y mener le volet infrastructures des importantes modernisations dont Napoléon gratifiait son île natale ; après 13 années à la tête des services des Ponts-et-Chaussées de Corse, Robiquet retourne sur le continent et, sans doute en raison de problèmes de santé similaires à ceux de son cadet, demande peu après sa mise en retraite anticipée, qui lui est accordée avec réticence en 1823 : le directeur général des Ponts-et-Chaussées, Louis Becquey, pour le dissuader d'une retraite définitive, lui aurait proposé un congé illimité avec moitié de ses appointements et dont le temps lui serait compté comme service quand il rentrerait dans l'activité[1].

Il entreprend dès lors la rédaction d'une approche statistique de la vie en Corse en ce début du XIXe siècle, basée sur les données accumulées au cours de ses 13 années sur place, et qu'il confortera par quatre séjours complémentaires dans l'île. Cette étude lui vaut en 1831 l'attribution par l'Institut du prix de statistique fondé par le baron de Montyon[2]. Il publiera cette étude un peu plus tard à compte d'auteur « non par espoir de bénéfices car de tels ouvrages sont très dispendieux et se vendent peu mais parce qu'il était convaincu qu'il rendait service à ce beau pays[1]. »

Retiré à Saint-Hélier, un quartier de l'actuel Rennes, il consacrera à cette zone une nouvelle étude. Cette œuvre, qu'il adressa à l'Institut, y fut regardée comme un véritable type du genre. Bien que sur une petite échelle, elle abordait les questions sociales généralement dédaignées et surtout recherchait les conditions dans lesquelles se meut la classe ouvrière et celle des cultivateurs (source: notice Marteville). Quelques mois après avoir reçu la « Statistique de Saint-Hélier » l'Académie des Sciences morales et politiques élut à l'unanimité Robiquet comme l'un de ses membres correspondants.

La « Statistique de la Corse » (1831)

Notes et références

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