François Roth
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François Eugène Jean Paul Roth |
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Professeur d'université (à partir de ), historien, maître-assistant |
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Université de Nancy (à partir de ) Lycée Fabert de Metz |
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François Roth, né le à Gien (Loiret) et mort le à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un historien français. Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Nancy, il est spécialiste de l'histoire contemporaine en Lorraine et a notamment dirigé la revue Annales de l'Est.
François Roth est né à Gien d'une mère berrichonne et d'un père originaire du nord de la Moselle. Ayant étudié à Orléans et en Sorbonne, agrégé en 1959, il a enseigné d'abord au lycée Fabert de Metz. Après son service militaire en Algérie, il a rejoint l'université de Nancy[1].
Ayant soutenu en 1973 une thèse de doctorat intitulée Présidence de Lorraine dans l'Empire allemand, 1870-1918, sous la direction de Pierre Barral, il a consacré ses recherches à la période 1870-1918, correspondant à l'annexion de la Lorraine mosellane par l'Allemagne. François Roth a ainsi comblé une lacune historiographique, le passé de la Lorraine annexée ayant été peu étudié[1]. Au cours de sa carrière, il a publié de nombreux articles dans son domaine de recherches, mais aussi des ouvrages plus généraux sur l'histoire de la Lorraine aux XIXe et XXe siècles.
François Roth s'est aussi intéressé à l'histoire politique, sociale et militaire de la France et de l'Allemagne à l'époque contemporaine[2]. Il a publié des articles sur l'histoire de la construction européenne, notamment à travers la figure emblématique de Robert Schuman[3]. Ce n'était pas sa première incursion dans le domaine de la biographie historique puisqu'on lui doit une biographie d'un autre Lorrain, Raymond Poincaré. François Roth est l'auteur d'un ouvrage de référence sur l'histoire de la guerre de 1870. Il intervenait souvent dans les médias locaux comme politologue, connaissant bien la carte électorale de sa région[4].
Renversé par une voiture le , il meurt des suites de ses blessures le à Vandœuvre-lès-Nancy[5],[6]. Père de quatre enfants, ses obsèques ont été célébrées le [4].
Distinctions
- 2001 : prix Marcel Flach de l'Académie des sciences morales et politiques[7]