François Sengat Kuo
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Douala
casa blanca
Ministre
Diplomate
Écrivain
Rédacteur en chef
| Naissance |
Douala |
|---|---|
| Décès |
(à 66 ans) casa blanca |
| Activité principale |
Homme politique Ministre Diplomate Écrivain Rédacteur en chef |
| Langue d’écriture | Français |
|---|
Œuvres principales
Fleurs de latérite
Collier de cauris
François Sengat Kuo, né le à Douala et mort en , est un homme politique, anticolonialiste, diplomate, et écrivain camerounais.
François Sengat Kuo a fait ses études secondaires au Lycée Leclerc de Yaoundé, puis au lycée Pierre d'Ailly à Compiègne en France. Il devient un militant actif de la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France.
François Sengat Kuo a occupé une place importante dans la vie politique du Cameroun et a notamment participé à la décolonisation. Les années 1950 sont marquées par les luttes révolutionnaires, lui imposant le pseudonyme de « Francisco Nditsouna » sous lequel parurent ses premiers écrits. François Sengat Kuo est également un écrivain et un poète reconnu, membre de la « Ronde des poètes » association culturelle camerounaise. Ses écrits abordent le thème de la colonisation, du racisme et des injustices dont furent souvent victimes les africains.
Il milite au sein de l'Union Nationale Camerounaise dont il devint une éminence grise. Il occupera la fonction de rédacteur en chef de la revue panafricaine Présence africaine.
En , il entre au gouvernement comme ministre de l'Information et de la Culture[1].
En , il quitte le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, dont il est secrétaire politique et membre du comité central, en lançant ce cri « la vermine est dans le fruit »[2].
Poésie
Le poème de François Sengat Kuo intitulé Il m'ont dit. Le poème exalte le comportement spirituel du nègre colonisé
Ils m'ont dit
tu n'es qu'un nègre
juste bon à trimer pour nous
j'ai travaillé pour eux
et ils ont ri
Ils m'ont dit
tu n'es qu'un enfant
danse pour nous
j'ai dansé pour eux
et ils ont ri
Ils m'ont dit
tu n'es qu'un sauvage
laisse-là tes totems
laisse-là tes sorciers
va à l'église
je suis allée à l'église
et ils ont ri
Ils m'ont dit
tu n'es bon à rien
va mourir pour nous
sur les neiges de l'Europe
pour eux j'ai versé mon sang
l'on m'a maudit
et ils ont ri
Alors ma patience excédée
brisant les nœuds de ma lâche résignation
j'ai donné la main aux parias de l'Univers
et ils m'ont dit désemparés
cachant mal leur terreur panique
meurs tu n'es qu'un traître meurs...
pourtant je suis une hydre à mille tête.