Françoise Bonardel
philosophe et essayiste française
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Françoise Bonardel est une philosophe française, née le 15 janvier 1941 à Joigny[1].
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Université de Grenoble (d) |
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Comité pour l'histoire préfectorale (d) (- |
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| Distinction |
Elle a notamment travaillé sur l'alchimie, l'hermétisme et le bouddhisme.
Biographie
Formation
Françoise Bonardel est agrégée de philosophie (1975) et docteur d'État en lettres et sciences humaines (1984)[2].
Carrière
Elle est professeure à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, où elle enseigne la philosophie des religions de 1990 à 2010. Elle est également administratrice de l'Institut d'études bouddhiques[3].
De 2012 à 2015, elle est membre du Comité pour l'histoire préfectorale[4],[5].
Travaux
Spécialiste des doctrines de l'hermétisme[6], de l'alchimie et du bouddhisme, sa thèse, intitulée Visions du Grand Œuvre en Extrême-Occident fut dirigée par Gilbert Durand. Soutenue en 1984, cette thèse est remaniée et publiée en 1993 sous le titre Philosophie de l'alchimie : Grand Œuvre et modernité. Ses travaux récents s'orientent vers une étude des finalités de la culture (culture, identité, sagesse)[7]. Il est question d'une troisième voie qui serait proprement européenne, soit la renaissance spirituelle à travers la « grande culture » de la Renaissance et des Lumières, entre ces deux écueils que sont l'enracinement patriotique et le relativisme d'une société de consommation mondialisée[8],[9],[10], [11],[12],[13], [14],[15],[16].
Avec l'astrophysicien Guy Pelletier, le médecin cancérologue René Schœrer, Françoise Bonardel anime un dialogue de scientifiques avec le dalaï-lama le à Grenoble intitulé Interdépendance : science, nature et conscience[17].
Controverse
Françoise Bonardel a fait partie du jury de la thèse de sociologie soutenue en 2001 à la Sorbonne par l'astrologue Élizabeth Teissier et critiquée notamment par Bernard Lahire, Philippe Cibois et Dominique Desjeux[18].
Ouvrages
- L'Hermétisme, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1985.
- Philosophie de l'alchimie. Grand Œuvre et modernité, Paris, PUF, coll. « Questions », 1993[19]. Thèse d'État remaniée en essai.
- L'Irrationnel, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1re éd. 1996, 2e éd. 2005[20].
- Philosopher par le feu. Anthologie de textes alchimiques, Paris, Seuil, 1998.
- Transhumances, Saint Clément de Rivière, Fata Morgana, 1999.
- La Voie hermétique, Paris, Dervy, 2002.
- Les Pouvoirs de la musique. À l'écoute du sacré, Paris, Dervy, 2005.
- Petit dictionnaire de la vie nomade, Paris, Médicis Entrelacs, 2005.
- Bouddhisme et philosophie. En quête d'une sagesse commune, Paris, L'Harmattan, 2008.
- Des héritiers sans passé. Essai sur la crise de l'identité culturelle européenne, Chatou, La Transparence, 2010.
- Triptyque pour Albrecht Dürer. La conversation sacrée, Chatou, La Transparence, 2012.
- Bouddhisme tantrique et alchimie, Paris, Dervy, 2012, 202 p.
- Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini, Paris, Pierre-Guillaume de Roux Éditions, 2014, 430 p.
- Prendre soin de soi : Enjeux et critiques d'une nouvelle religion du bien-être, Paris, Almora, 2016, 240 p.
- Ombra dell’ uomo. Ombra di Dio. Rosenberg & Sellier, Torino, 2017[21]
- Jung et la gnose, Pierre-Guillaume de Roux Éditions, 2017, 420 p.[22],[23],[24]
- Pourquoi combattre ?, sous la dir. de Pierre-Yves Rougeyron[25], Editions Perspectives Libres, Paris, , (ISBN 979-10-90742-48-2).
- À la rencontre de Saint Christophe, Paris, Guy Trédaniel, 2022, 192 p.[26]
Préfaces
- Elle cosigne la préface de l'ouvrage du 14e dalaï-lama Le Sens de la vie paru en 1996.
- Arnaud Dotézac, Les lamas se cachent pour renaître, Xenia, 2008, 253 p., (ISBN 978-2-88892-060-1)
- Alexandra David-Neel, Milarépa, le yogi-poète tibétain, édité et préfacé par Françoise Bonardel, Plon, 254 p.[27],[28]