Françoise Lamnabhi-Lagarrigue
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| Naissance | |
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| Nationalité |
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| Domaines | Automatique, systèmes non linéaires, systèmes cyber-physiques |
|---|---|
| Institutions | CNRS, CentraleSupélec, Université Paris-Saclay |
| Diplôme |
Université Toulouse-III-Paul-Sabatier (maîtrise) Université Paris-Sud (doctorat, thèse d'État) |
| Renommée pour | Contrôle non linéaire, fondation de l'European Embedded Control Institute (EECI) |
Françoise Lamnabhi-Lagarrigue, née le , est une chercheuse française spécialisée dans l'automatique et l'étude des systèmes non linéaires, c'est-à-dire des systèmes dont le comportement n'est pas proportionnel aux actions qu'on leur applique, comme les véhicules autonomes ou les réseaux électriques. Elle est directrice de recherche émérite au CNRS, affiliée au Laboratoire des signaux et systèmes (L2S) à Gif-sur-Yvette.
Formation
Françoise Lamnabhi-Lagarrigue obtient une maîtrise en mathématiques à l'université Paul Sabatier de Toulouse en 1976[1],[2]. Elle poursuit sa formation à l'université Paris-Sud (Orsay), où elle soutient en 1980 un doctorat de troisième cycle qui porte sur l'application de variables non commutatives à des calculs formels en statistique non linéaire[2],[3]. En 1985, elle obtient sa thèse d'État ès sciences physiques, intitulée Séries de Volterra et commande optimale singulière[2],[3].
Au début des années 1980, elle effectue un séjour postdoctoral à l'université d'État de l'Arizona (États-Unis), qui renforce son intérêt pour les applications industrielles de l'automatique[4].
Carrière au CNRS
Recrutée au CNRS comme chargée de recherche dès 1980, elle est promue directrice de recherche en 1993[2],[3]. En 2018, elle accède au grade de directrice de recherche de classe exceptionnelle, devenant la première femme de sa section à atteindre ce niveau[4]. Elle est admise à l'éméritat en 2020[2].
L'ensemble de sa carrière se déroule au sein du Laboratoire des signaux et systèmes (L2S, UMR 8506), unité mixte de recherche du CNRS, de CentraleSupélec et de l'université Paris-Saclay[2]. Elle y supervise 26 thèses de doctorat[2].
Travaux de recherche
Les recherches de Françoise Lamnabhi-Lagarrigue portent principalement sur la théorie du contrôle des systèmes non linéaires, les systèmes hybrides, les systèmes commandés en réseau et les systèmes cyber-physiques qui intègrent l'humain (Cyber-Physical-Human Systems, CPHS), autrement dit, des systèmes où informatique, mécanique et humains interagissent[2],[5].
Ses travaux de recherche portent sur la théorie des séries de Volterra (en) (un outil mathématique pour modéliser des systèmes complexes) appliquée à la commande, sur la conception d'observateurs robustes (des algorithmes qui permettent d'estimer l'état interne d'un système à partir de ses mesures) pour systèmes non linéaires, ainsi que sur le contrôle par données échantillonnées[2],[6].
En termes d'applications pratiques, elle travaille sur l'intégration des énergies renouvelables dans les réseaux électriques, notamment le contrôle de réseaux HVDC multi-terminaux[6], ainsi que sur des applications biomédicales, en particulier la neurostimulation pour la maladie de Parkinson[4].
Elle co-édite en 2023 l'ouvrage Cyber-Physical-Human Systems: Fundamentals and Applications chez Wiley[7] et préside le comité de pilotage de la série de conférences IFAC CPHS depuis 2019[2].
Distinctions
- 2008 : Prix Michel-Monpetit de l'Académie des sciences[4],[8].
- 2019 : Prix Irène-Joliot-Curie, catégorie « Femme scientifique de l'année »[11],[12],[13].