Françoise Suhard
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| Françoise Suhard | |
Vitrail de la chapelle Saint-Louis du Champ des Martyrs d'Avrillé | |
| Bienheureuse, martyr | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sainte-Gemmes-d'Andigné |
| Date de décès | (à 63 ans) |
| Lieu de décès | Avrillé |
| Nom de naissance | Suhard |
| Autres noms | Ménard |
| Béatification | Vatican par Jean-Paul II |
| Vénéré par | Église catholique romaine |
| Fête | 16 avril |
| modifier |
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Françoise Rose Suhard (épouse Ménard), née le à Sainte-Gemmes-d'Andigné (Maine-et-Loire) et morte le à Avrillé (Maine-et-Loire), est une laïque française du diocèse d'Angers et l'une des martyrs d'Angers pendant la Révolution française[1],[2].
Fille d'Antoine Suhard († 1740), closier, et de Françoise Jolly († 1740), elle épouse Étienne Ménard († 1791), tisserand, le à Marans (Maine-et-Loire). Elle eut dix enfants : Françoise Marthe (1757-1762), Perrine (née en 1759), Etienne (né en 1760), Marie (1762-1803), Modeste Rose (1764-1767), Mathurin (1765-1824), Jérôme (1767-1770), Françoise (née en 1768), Matthieu Jean (1770-1771) et Jeanne (1771-1843).
Elle est arrêtée le , à son domicile de La Beltrie à Marans[3]. Détenue au Grand Séminaire à Angers, elle est soumise à l'interrogatoire le [3] et fusillée au Champ des Martyrs, le comme "Fanatique prononcée, n'a jamais été à la messe des prêtres assermentés" (notice d'exécution).
Son fils Mathurin Ménard est un chef chouan.
Béatification
En 1905, Monseigneur Joseph Rumeau, évêque d’Angers, introduit la cause d’un certain nombre de victimes d'Avrillé et d'Angers mises à mort en haine de la foi et de l’Église catholique. Une procédure canonique de béatification est alors lancée. Le décret proclamant le martyre de 99 de ces victimes dont Françoise Suhard, qui est alors déclarée vénérable, est promulgué le : ce sont les Martyrs d'Angers. Leur béatification est célébrée solennellement le par le pape Jean-Paul II à la Basilique Saint-Pierre du Vatican.
Elle est commémorée le comme l'une des martyrs d'Anjou ou le .
Une plaque dans l'église de Marans (49) rappelle sa mémoire.
Elle est l'ancêtre de Jean Chevillard, Père blanc, béatifié en 2018 comme martyr d'Algérie[4]. Comme l'a écrit Robert Masson : « Jean Chevillard entourait de vénération cette ancêtre dans la foi (...) Lors de son dernier passage en France, Jean Chevillard avait célébré une messe en mémoire de cette lointaine parente de ciel ... »[5]

