Fred Singer fonde le Science & Environmental Policy Project (SEPP) en 1990, rattaché au think tank conservateur Washington Institute for Values in Public Policy, financé par la secte Moon[4]. Les historiens des sciences Naomi Oreskes et Erik M. Conway relatent qu'en 1993, il utilise le SEPP, en association avec le cabinet d'avocats APCO Associates mandaté par l'entreprise Philippe Morris, pour défendre l'industrie du tabac en jetant le soupçon sur la science[5]. En 1994, il coécrit (avec Kent Jeffreys, un avocat lié au Cato Institute, au Competitive Enterprise Institute et au Parti républicain) un rapport financé par le Tobacco Institute (par le biais de l'Institut Alexis de Tocqueville) visant à discréditer une publication de l'Environmental Protection Agency synthétisant les connaissances scientifiques disponibles sur les risques sanitaires (risque accru de cancer) du tabagisme passif[6].
Réchauffement climatique
Il est considéré comme l'un des principaux climatosceptiques américains[7],[8]. Les historiens des sciences Naomi Oreskes et Erik M. Conway le désignent comme l'un des principaux «marchands de doute» qui s'emploient aux États-Unis, des années 1980 à 2000, à semer le doute auprès du grand public quant à l'état du consensus scientifique sur plusieurs sujets (tabagisme passif, réchauffement climatique, etc.), y compris en cherchant à discréditer les scientifiques et la science[3].