Fritz Hug
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Né le 19 mars 1921 à Dornach, Fritz Rudolf Hug, protestant originaire de Bâle et de Zurich, est le fils d'Adolphe Melchior Charles Hug, ingénieur, et d’Églantine Émilie Rochedieu[1], fille du pasteur Charles Rochedieu, de Chexbres[2]. Du côté paternel, Fritz Hug est le petit-fils et l'arrière-petit-fils d'hôteliers suisses établis à Nice. L'une de ses tantes paternelles est l'épouse de l'architecte et peintre Blaise Jeanneret, fils du peintre Gustave Jeanneret[3].
Fritz Hug a grandi à Java, où son père a travaillé pour une compagnie ferroviaire, puis à Thalwil, dans le canton de Zurich. De 1935 à 1936, il étudie à l'École d'arts appliqués de Zurich. Il entre ensuite comme apprenti-retoucheur en héliogravure[1] dans une maison d'édition zurichoise spécialisée dans les publications techniques[4].
À partir de 1939, il travaille comme peintre indépendant à Zurich, où il bénéficie du soutien du marchand d'art Léon Bollag. Ses premières expositions ont ainsi lieu à la galerie Bollag en 1941 et en 1943. Il effectue des voyages d'études en France, en Italie et en Afrique. De 1950 à 1951, il travaille pendant six mois aux côtés du docteur Albert Schweitzer à l'hôpital de brousse de Lambaréné, au Gabon. À partir de ce voyage, il se spécialise dans la peinture animalière, genre dans lequel il rencontre le succès dès le début des années 1960, à la fois comme peintre, lithographe, affichiste et illustrateur[4]. Militant pour la protection de l'environnement et de la faune sauvage, il réalise des affiches pour le WWF[5] et fait d'importants dons à cette organisation[6],[7].
Il illustre plusieurs livres religieux pour enfants écrits par son épouse[8].
Il réalise également des mosaïques et des fresques, notamment pour le pavillon de la chasse de l'Exposition nationale suisse de 1964 à Lausanne[1].
Souffrant d'une maladie rhumatismale rare depuis le mois d'avril 1988, il meurt à Speicher, près de Saint-Gall, le 29 janvier 1989[5].