Lors de l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, sa longueur se trouve considérablement réduite. Elle est limitrophe du Darfour, ce qui en fait un point de passage pour les personnes fuyant l'insécurité qui y règne.
Tracé de la frontière avant 2011.
La longueur de la frontière est de 174 km[1]. Avant l'indépendance du Soudan du Sud, elle était de 1 229 km, la frontière entre la République centrafricaine et le nouvel État étant de 1 055 km[2].
Histoire
Le tracé découle, dans son principe, de l'accord signé entre la France et la Grande-Bretagne le [3], pour mettre fin à la crise de Fachoda. La France renonce à ses ambitions vers le Haut-Nil mais se voit reconnaître des droits à l'est du lac Tchad, sur le bassin du Congo et le Ouadaï. Le Darfour est lui placé sous influence britannique. La définition des limites précises, en fonction de la ligne de partage des eaux entre les bassins des deux fleuves, est confiée à une commission mixte[4],[5].
La frontière est finalement établie en détail via un protocole établi le . Les travaux sur le terrain ont été menés conjointement par deux détachements représentant les deux pays qui s'est rendu sur place depuis le Soudan. Ils ont été effectués avec des moyens de repérage astronomique appuyés par des transmissions sans fil depuis l'Europe[5].
En 2007, le président centrafricain Bozizé dénonce la présence dans son pays de groupes armés venus du Soudan[6].
En 2011, la déstabilisation de la région liée au conflit du Darfour conduit le Conseil de Sécurité de l'ONU à voter une résolution préconisant l'intervention, pour un an, de forces de police et militaires, visant à protéger les populations déplacées centrafricaines et favoriser à terme le retour des réfugiés soudanais[7].
En , la frontière est fermée d'un commun entre les deux pays, afin d'éviter que des groupes opposés aux régimes en place ne s'installent de part et d'autre[8]. La guerre civile qui éclate au Soudan en avril génère un nouvel afflux de réfugiés en Centrafrique, dans des conditions très précaires[9]. L'UNHCR signale qu'à la fin du mois d'avril, 6 000 réfugiés sont passés en Centrafrique via le poste-frontière d'Am Dafok[10].
En 2025, des incursions de groupes armés depuis le Soudan sont à nouveau dénoncées par la Centrafrique[11].