La frontière entre le Japon et la Russie est la frontière séparant le Japon de la Russie. Cette délimitation est entièrement maritime.
En 1855, le Japon et la Russie signent le traité de Shimoda, qui déclare l'île de Sakhaline indivise entre les deux pays, les Russes étant installés au nord et les Japonais au sud, sans qu'une frontière terrestre y soit précisément tracée. La frontière maritime au niveau de l'archipel des Kouriles est en revanche fixée entre l'île d'Itouroup , reconnue appartenir au Japon, et celle d'Ouroup, à la Russie.
En 1875, à la suite de la signature du traité de Saint-Pétersbourg, les Japonais cèdent à la Russie le sud de Sakhaline en échange du groupe des îles Kouriles alors en possession de la Russie. La frontière, désormais exclusivement maritime, est alors fixée au niveau du détroit entre le cap Lopatka du Kamtchatka et l'île Choumchou des Kouriles, d'une part, et du détroit de La Pérouse (entre Hokkaidō et Sakhaline), d'autre part.
En 1905, à la fin de la guerre russo-japonaise, les Russes et les Japonais signent le traité de Portsmouth. Par cet accord, le Japon récupérait la partie sud de Sakhaline qui devenait la préfecture de Karafuto, tandis que l'Empire russe conservait les trois cinquièmes nord de celle-ci. La frontière entre les deux pays était fixée le long du 50e parallèle nord.
Frontières de 1931 à 1945.
Entre 1931 et 1945, la Mandchourie est occupée par l'empire du Japon dans le cadre de sa politique expansionniste. Les Japonais y créent un nouvel État, le Mandchoukouo, état satellite du Japon. La frontière russo-chinoise de 4 195 km devient ainsi contrôlée sur la rive droite du fleuve Amour par l'armée japonaise.
Depuis plusieurs décennies, le Japon conteste désormais l'occupation de ce qu'il appelle les "Territoires du nord", un groupe d'îles au nord d'Hokkaîdô sur lequel il revendique sa souveraineté, selon le tracé défini en 1855.