Frontière entre le Kenya et la Tanzanie
frontière internationale
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La frontière entre le Kenya et la Tanzanie est longue de 775 km. Le Kilimandjaro est situé à proximité de celle-ci. Elle est issue du traité Heligoland-Zanzibar signé par l'Allemagne et la Grande-Bretagne en 1890.
| Frontière entre le Kenya et la Tanzanie | |
La frontière est au sud du Kenya, et au nord de la Tanzanie entre le lac Victoria et l'océan Indien | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Délimite | |
| Longueur totale | 775 km |
| Historique | |
| Création | 1890 |
| modifier |
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Caractéristiques
La frontière entre le Kenya et la Tanzanie est d'une longueur de 775 km et part de la côte de l'océan Indien, selon un axe perpendiculaire à celle-ci, jusqu'au lac Victoria[1]. Son tracé est en grande partie rectiligne, traversant notamment le Lac Jipe (en), mais présente un décroché attribuant l'entièreté du massif du Kilimandjaro à la Tanzanie.
Histoire

La frontière est la résultante d'un compromis établi par les deux puissances coloniales européennes présentes dans la région au XIXe siècle, l'Empire allemand pour sa colonie d'Afrique orientale et la Grande-Bretagne pour le Kenya[2].
Les discussions portent tout d'abord sur la zone côtière à la conférence de Berlin. La Grande-Bretagne, tout en soutenant le sultan de Zanzibar, qui en revendique la souveraineté, finit par accéder à la demande allemande de création d'une colonie. La zone attribuée alors à l'Allemagne va de 5 ° de latitude nord vers le sud[2].
Côté allemand la conquête de l'intérieur se fait via l'action de Carl Peters, tout d'abord de manière improvisée et sans soutien impérial alors que la conférence de Berlin n'est pas achevée. Mais dès sa clôture, le gouvernement allemand s'empresse de proclamer son protectorat sur les territoires acquis par Peters. Bismarck envoie une escadre devant Zanzibar dont le sultan accède à sa demande de reconnaissance en . Soucieux de ne pas se quereller avec l'Allemagne, Gladstone laisse faire, l'Afrique de l'Est n'étant pas une priorité pour lui[3].

La conquête de l'intérieur, tant côté allemand que britannique est concédé à des sociétés privées. Devant les troubles causés notamment par les multiples impôts créés par le concessionnaire allemand, Bismarck prend en main l'administration des territoires dès 1889. Les visées allemandes sur l'Ouganda inquiètent Salisbury car elles contrecarrent le projet de liaison Le Cap-Le Caire proné par Cecil Rhodes, qui passionnent l'opinion publique britannique[3]. À la fin , Salisbury demande donc au gouvernement allemand d'engager des discussions pour débattre du contentieux, et Caprivi, peu intéressé par les conquêtes coloniales, ayant remplacé Bismarck, y accède. Les discussions aboutissent rapidement au traité Heligoland-Zanzibar, qui fixe en 1890, entre autres aspects, les limites entre ce qui deviendra le Kenya et la Tanzanie. La frontière n'est donc que le fruit d'une négociation entre puissances coloniales dans un large cadre, la Grande-Bretagne cédant notamment Heligoland à l'Allemagne, et celle-ci lui laissant les mains libres pour assurer un protectorat sur Zanzibar. Le point de référence au niveau du lac Victoria est fixé à la latitude de 1° sud[3].
Le décrochement du caractère rectiligne du tracé, passant au nord du massif du Kilimandjaro, provoque des commentaires en attribuant l'origine à la volonté de la reine Victoria d'en faire cadeau à Guillaume II, mais, selon François Bart, ils ne reposent sur aucune base historique[4].
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