Après la mort de l'évêque de Ratisbonne Friedrich von Parsberg, Friedrich von Plankenfels est élu son successeur par le chapitre de la cathédrale le . Après que son prédécesseur accepta pour la première fois une capitulation électorale pour Ratisbonne, les accords régissant les relations du nouvel évêque avec les chanoines furent élaborés plus avant. Frédéric III s'engage, entre autres, à se soumettre à un arbitre ou à un métropolite en cas de divergences d'opinion avec le chapitre de la cathédrale et à compenser dans la mesure du possible le préjudice financier causé par son prédécesseur avec la vente des biens épiscopaux. En outre, l'inaliénabilité de Donaustauf, Wörth et Hohenburg, telle que décrétée par le concile de Bâle, devrait rester en place. La confirmation papale de l'élection a lieu le et le , Frédéric est ordonné évêque par le métropolite de Salzbourg Frédéric IV Truchsess d'Emmerberg(de) dans la cathédrale de Salzbourg. Le , le roi Frédéric III donne le droit de régale à Wiener Neustadt. En raison des fonctions princières qui y sont associées, il s'installe à Rome avec le roi Frédéric à la fin de l'automne 1451, où il assiste à son couronnement impérial en .
Frédéric III de Plankenfels participe au synode provincial de Salzbourg en 1451. Il soutient pleinement la réforme de l'église et du monastère initiée par le cardinal légat Nicolas de Cues et le prieur de MelkJohannes Schlitpacher(de). Au printemps 1457, il promulgue les résolutions du synode provincial de Salzbourg de 1456, auquel il participa également[2], lors d'une convention du clergé diocésain de Ratisbonne. Celles-ci comprennent l'observance du dimanche, la pratique des indulgences, la lutte contre les Hussites et la part du pasteur de la dîme et des offrandes lors de la cérémonie.
La menace des Hussites n'est pas éteinte. À l'époque de Frédéric III, on rapporte que des aristocrates allemands ont trahi des ecclésiastiques qui furent déportés en Bohême ou durent acheter leur liberté contre une rançon. L'évêque aborde aussi subtilement les conséquences des conflits précédents lors du synode provincial de Salzbourg.
Friedrich von Plankenfels meurt à Salzbourg le . Son corps est enterré dans la cathédrale de Ratisbonne.
↑Charles-Louis Richard, Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel historique, dogmatique, canonique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques, Méquignion fils ainé, (lire en ligne), p.397
↑(de) Partikularsynoden im späten Mittelalter, , 402p. (lire en ligne), p.93