Frédéric Potier

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Nationalité
Formation
Frédéric Potier
Fonctions
Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT
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Directeur de cabinet
Préfet du Loiret (d)
-
Cécile Avezard (d)
Étienne de Survilliers (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinction

Frédéric Potier, né le à Pau, est un haut fonctionnaire français.

Préfet depuis 2019, il a exercé les fonctions de Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) de [1] à , après plusieurs postes en cabinets et ministère.

Il est délégué général à l’éthique et à la conformité[2] de la RATP à partir de , fonctions élargies à l'audit, les risques et le contrôle interne en .

Il est délégué général de Régions de France depuis février 2025.

Expert associé[3] à la Fondation Jean-Jaurès, Frédéric Potier est également romancier et essayiste.

Origines et formation

Né le à Pau d'un père ingénieur et d'une mère professeur d’éducation physique et sportive[4], Frédéric Potier effectue sa scolarité secondaire au collège de la Hourquie à Morlaàs, puis au lycée Saint-John-Perse à Pau. Il obtient un Baccalauréat économique et social[5].

Il effectue ses études supérieures à l'Institut d'études politiques de Bordeaux[6] (promotion 2002)[7].

De 2004 à 2006, il étudie à l’École nationale d'administration, dans la promotion Simone Veil[8],[9]. À l'issue, il devient administrateur civil et choisit le corps préfectoral[10].

Débuts en cabinets

De 2006 à 2008, il est chef du bureau des affaires politiques et des libertés publiques du ministère des Outre-mer.

D’ à il est directeur de cabinet de Bernard Fragneau, préfet de la Région Centre.

Puis, il occupe le poste de chef du bureau des élections au sein du ministère de l’Intérieur jusqu'à l'été 2012[11].

À la suite de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, Frédéric Potier intègre le cabinet de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. De à , il y est chargé des affaires constitutionnelles, de l’intérieur et l’outre-mer. 

En , il intègre le cabinet de Manuel Valls à Matignon en tant que conseiller outre-mer.

Il conserve les mêmes fonctions auprès de Bernard Cazeneuve nommé Premier ministre le [1].

Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH)

En , Frédéric Potier est nommé préfet en mission de service public et délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH)[12].

Frédéric Potier coordonne la mise en œuvre du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme 2018-2020[13] présenté par le Premier ministre Édouard Philippe le .

Il coordonne également l'élaboration du plan national d'actions pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2020-2023[14] présenté par la Ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances Élisabeth Moreno le [15].

Il a été associé à la préparation de la Loi contre les contenus haineux sur internet, priorité du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme 2018-2020[16].

En , Frédéric Potier exprime publiquement ses réserves à propos de la réédition par Gallimard, « sans garanties » des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline[17]. Il s'exprime en faveur du retrait de la référence à Charles Maurras dans le Livre des commémorations nationales 2018[18].

Frédéric Potier participe à plusieurs épreuves des Gay Games 2018 dont la DILCRAH est un des principaux partenaires[19].

Il est titularisé en qualité de préfet le [20].

En , il saisit la justice contre Éric Zemmour coupable d'avoir « réitéré des propos racistes et qui tendent à la généralisation » et pointe « les responsabilités partagées par la chaîne CNews », ajoutant « ce n'est pas la première fois que Zemmour dérape, on ne le lâchera pas »[21].

À la RATP

En , il est nommé délégué général à l’éthique et à la conformité de la RATP[2]. En , il est également chargé de l'audit, du risque et du contrôle interne [22].

Nouvelle Calédonie

À la suite des violences en Nouvelle-Calédonie en , Frédéric Potier est désigné par Emmanuel Macron membre de la « mission de médiation et de travail »[23] chargée de ressusciter un dialogue politique local dans le but de parvenir à un accord politique global[24] succédant à l’Accord de Nouméa. Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Éric Thiers, conseiller d’État, complètent le trio de hauts fonctionnaires membres de cette mission.

Délégué général de Régions de France

En , il est nommé délégué général de Régions de France (association) par Carole Delga, présidente de l'association, et prend ses fonctions le [25].

Prises de position

En 2019, Frédéric Potier dénonce la résurgence d'un « antisémitisme très virulent »[26], réfute l'hypothèse d'un « racisme d’État »[27]. Il souligne l’ambiguïté du terme Islamophobie voyant derrière « des formes d’instrumentalisation politique » et dénonce la volonté du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) « de profiter d’un moment de tensions pour remettre à l’agenda des revendications qui sont très politiques et qui pour le coup ne me semblent pas très républicaines. »[28].

Prix et reconnaissances

2022 : prix de littérature politique Edgar-Faure[29],[30]

Décorations

Le , Frédéric Potier est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, au titre de « délégué général de Régions de France ; 25 ans de services »[32].

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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