Frédéric de Rougemont
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Frédéric de Rougemont (d) |
Frédéric Constant de Rougemont, né le à Saint-Aubin et mort le à Neuchâtel, est un géographe, historien, philosophe et théologien suisse du XIXe siècle[1].
Jeunesse
Frédéric de Rougemont est né le à Saint-Aubin[2]. Il est le fils du conseiller d'État neuchâtelois Georges de Rougemont (1758-1824) et de Charlotte Louise d'Osterwald (1769-1851)[2]. Il étudie la géographie aux universités de Göttingen, puis à Berlin sous la direction de Carl Ritter[2],[3].
Carrière politique
À partir de 1831, il est également commissaire du gouvernement dans la commune de Cortaillod[2]. En 1835, il est député à la Diète fédérale pour le canton de Neuchâtel[3]. De 1835 à 1848, il est membre du Département de l'Intérieur[2]. De 1841 à 1848, il est Conseiller d'État extraordinaire du canton de Neuchâtel[2],[4].
Entre mars 1831 et février 1848, il est rédacteur d'un journal de tendance monarchiste appelé les premiers mois Feuilles neuchâteloises, puis, dès , le Constitutionnel Neuchâtelois, puis plus simplement le Neuchâtelois[5].
Après la Révolution neuchâteloise de 1848, il doit s'exiler[2]. Il passe d'abord quelques mois en France, puis obtient l'autorisation d'habiter à Yverdon, dans le canton de Vaud[2],[3]. Il se consacre alors à l'éducation de ses enfants et à la rédaction d'ouvrages portant notamment sur l'histoire ancienne[3]. En 1857, il prend part à l'Affaire de Neuchâtel en tant que conseiller du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV[2] et peut ensuite revenir résider dans le canton de Neuchâtel[3].
Carrière scientifique
De retour à Neuchâtel, il devient secrétaire de la Commission de l'éducation, fonction qu'il remplit de 1828 à 1848[2]. Il fait également partie de la Commission académique jusqu'en 1841[6]. En 1831, il publie un Précis de géographie comparée qui sera traduit en allemand quatre ans plus tard[3].
En 1839, il est membre fondateur de la Société neuchâteloise pour la traduction d'ouvrages chrétiens allemands[3]. Il traduit lui-même différents livres, notamment Le catholicisme d'Orient et d'Occident de Franz Xaver von Baader en 1840 et les Sermons de Friedrich Wilhelm Krummacher[3].
Durant les années 1840, il donne différents cours à l'Académie de Neuchâtel[6].
Il meurt le à Neuchâtel[2].
Famille
Frédéric de Rougemont est le frère de Rose Frédérique (1800-1880, qui épouse le conseiller d'État Louis-Frédéric de Marval), Marie Francoise Henriette (1801-1830), Georges (1802-1810) et de Henri Denis François (1810-1894) qui épouse en 1836 Comtesse Joséphine du Buat (1810-1850), dont descendance[7].
Il épouse en premières noces en 1833 Sophie Agathe Charlotte de Mimont, dont il a cinq enfants: Adèle Sophie Philippine (1833-1910), Albert Frédéric Auguste (1835-1916), Frédéric Henri (1838-1912), Louise Rose (1841-1918) et Sophie Henriette Agathe (1845-1915)[8].
Il épouse en secondes noces en 1872 Maria Anna Josephine von Stein-Lausnitz (1834-1922), dont il a un seul fils Walther (1873-1922)[8].