Selon la continuation de la Gesta Episcoporum Virdunensium et aussi la Chronica Albrici Monachi Trium Fontium, il était fils de GodefroidIer, comte de Verdun, de Methingau et de Bidgau et de Mathilde de Saxe[2],[3], laquelle était, selon l'Annalista Saxo, fille d'HermannIer Billung, duc de Saxe, et d'Hildegarde de Westerburg[4],[5].
Ceci est confirmé dans le document no212 du Mittelrheinisches Urkundenbuch, I, où il est précisé que GodefroidIer est fils de Gozlin, comte de Bidgau et de Methingau et d'Oda[6], fille de GérardIer, comte de Metz, (petit-fils d'Adalard le Sénéchal) et d'Oda de Saxe[7].
Ses parents se sont mariés en 963 et sa mère, Matilde, était veuve de BaudouinIII, comte de Flandre, comme le confirment les Sigeberti Auctarium Affligemense[8], dont elle avait eu un fils, ArnoulII, ainsi que l'affirme la Genealogica ex Stirpe Sancti Arnulfi descendentium Mettensis[9].
En tant que fils aîné Frédéric de Verdun a succédé comme comte de Verdun à son père Godefroid, lequel meurt entre 998 et 1002; Le nécrologe de la cathédrale de Verdun se contente de donner la date du sans préciser l'année qui est forcément postérieure à 988, car le comte Godefroid est cité à cette date dans un diplôme d'OttonIII[11]. Une charte de l'empereurFrédéricIer Barberousse de 1156 précise que le comté de Verdun fut transféré au diocèse de Verdun pendant le règne d'OttonIII, mort en 1002[12].
Cependant, la Chronica Albrici Monachi Trium Fontium, en 1005, mentionne Frédéric comme titulaire du comté[3], et le document documento n° XXVI du Cartulaire de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun daté de 1020, le cite comme comte de Verdun (domni Frederici…comes nostre civitatis) et laisse entendre qu'il a continué à tenir le comté à cette date[1].
Durant cette période, Frédéric obtient également le titre de comte de Castres, comme le confirme le document no96 des HeinriciII Diplomata, daté du (comitatu predicti Frederici comitis qui vocatur Castricensis)[13].
Selon la Gesta Episcoporum Cameracensium, liber III, son frère Godefroid, est désigné par HenriII comme duc de Basse-Lotharingie à la suite du duc Otton, mort en 1012[14] sans descendance mâle[15].
Les deux frères sont par ailleurs cités comme témoins dans une charte d'HenriII dans laquelle l'empereur accorde des privilèges à l'Abbaye de Fulda[16].
À la fin de sa vie, vers 1020, Frédéric renonce à ses titres et se fait moine à l'abbaye Saint-Vanne, comme le racontent la Vita Richardi abbatis S Vidoni Virdunensis[17], et le document n° XXIX du Cartulaire de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun, de l'abbé Richard, datant de 1120[1].
Le document no492 des HeinriciII Diplomata indique que l'empereur HenriII confirme une donation faire par Frédéric pour le repos de l'âme de ses parents Godefroid et Mathilde, sans en préciser la date[18].
Selon la Necrology of Arras St Vaast, p. 10 Frédéric (Fridericus avunculus Balduini Barbati comitis Flandriæ, ortus ex Godefrido Barbato comite Arduennæ, Virduni, Bullonii et Mathilde comitissæ Saxoniæ) est mort le [1].
Descendance
On ne connaît pas de descendance au comte Frédéric de Verdun[1].