Frédérique Vallet-Bisson
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| Nom de naissance |
Frédérique Augustine Louise Heyne |
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Lucienne Bisson (nièce) |
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1er prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (1900), Chevalier de la Légion d'honneur (1914) |
Portrait de Louise Elizabeth Laure de Bonneval, comtesse de Brecey (d) |
Frédérique Vallet-Bisson, née Frédérique Heyne à Asnières-sur-Seine le et morte à Orgeval le est une peintre française de portraits et de scènes de genre.
Famille
Frédérique Augustine Louise Heyne naît à Asnières-sur-Seine en 1862[1] du couple formé par Joseph Frédéric Auguste Heyne, employé de commerce, et Louise Eugénie Schröder.

Elle entretient une relation avec Auguste Renoir avec lequel elle aurait une fille, Lucienne (1880-1942 ?), également peintre[2][réf. nécessaire]. Cette liaison lui donne une certaine aura dans le monde artistique.
En 1884, Frédérique Heyne épouse Jean Antoine Alexandre Vallet à Paris[3]. Celui-ci meurt en 1896. L'artiste se remarie en 1899 à Édouard Bisson, également artiste peintre[4]. Elle accolera alors le nom de son second mari à celui du premier. La nièce d'Édouard Bisson est la peintre Lucienne Bisson (1881-1965)[5].
Elle meurt à Orgeval à 86 ans[1]. Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse (12e division).
Carrière
Frédérique Vallet-Bisson intègre l'Académie Julian à Paris où elle est élève de Jules-Joseph Lefebvre[6],[7].
Membre de la Société des artistes français[8], elle expose de 1890 à 1945[9],[7]. Elle est par ailleurs vice-présidente en 1906 de l'Union des femmes peintres et sculpteurs dont elle a été une des toutes premières membres, lors de sa création en 1881[8],[10]. Elle expose également lors de l'Exposition universelle de Chicago en 1893[11]. Elle contribue en 1900-1902 à l'expérience des XII, groupe de femmes artistes françaises et étrangères, majoritairement issues de l'UFPS, qui vont exposer au théâtre de la Bodinière, initiative originale pour l'époque[12],[13].
Frédérique Vallet-Bisson est une portraitiste, travaille à l'huile et le pastel[14] et réalise surtout des portraits de femmes. Le travail de Vallet-Buisson reste souvent fidèle aux sujets et à la composition de la tradition académique de l'École des Beaux-Arts, mais elle parvient à créer son propre style, sa technique de pinceau ayant des emprunts impressionnistes, notamment dans l'exécution du décor ou des détails[9]. Son tableau Le Départ figure dans l'ouvrage Women Painters of the World en 1905[15]. Elle sera décrite en 1909 dans le Petit Journal illustré comme « l'une des plus célèbres pastellistes de son époque »[16].

Très productive et renommée pour ses représentations expressives[17], ses œuvres sont souvent reproduite dans les revues artistiques (Le Monde illustré, Le Monde artiste, etc.) et ses figures féminines, devenant plus épurées et épousant la modernité, font la une de magazines de mode. Elles sont lithographiées et diffusées, certaines servant, comme celles d'Édouard Bisson, de support à des publicités[17].
Récompenses et distinctions
Frédérique Vallet-Bisson obtient le 1er prix de l'Union des Femmes Peintres et sculpteurs en 1900 pour son Portrait de Madame O.[18], aux Artistes Français une mention honorable en 1893 (L'artiste et Grande Marée), une médaille de 3e classe en 1900 (Rostande), et une médaille de 2e classe en 1904 (Portrait de Mlle A. W.G.) qui la met Hors-Concours[8],[19],[20],[21].
En 1914, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur[8].
