Fusto
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La fusto, ou fuste sous sa forme francisée, est, dans l'architecture rurale ancienne du Dauphiné, l'étage — en longs fûts de mélèze assemblés selon la technique du « pièce sur pièce » — servant de grange au-dessus du rez-de-chaussée en dur[1]. Cet étage surmonte à la fois le caset (ensemble regroupant sur plusieurs niveaux, cuisine, chambres, réserves et grenier)[2] et l'étable-logis (local anciennement à cohabitation des hommes et des bêtes). La fusto, ou fuste, s'ouvre sur la façade en une superposition de galeries et de balcons[3]. La désignation s'applique aussi à la « grange en bois » dans l'ensemble du domaine dauphinois.

En 1877, Jean Armand Chabrand et Albert de Rochas d'Aiglun donnent à fusto le sens de « mur fait avec des pièces de bois grossièrement équarries et superposées »[4].
Selon l'ethnologue Henri Raulin, dans le patois du Queyras, le féminin fusto désigne une poutre (fusto de festro, « poutre faîtière »). Il donne aussi le sens de « grange en bois » pour l'ensemble du domaine dauphinois[5].
Francisé en « fuste » (féminin) à la fin des années 1990, le terme s'est vu promu, dans le sens inédit de « maison en rondins bruts[6] », par un couple d'artisans charpentiers, créateurs, en 1980, d'une entreprise artisanale de construction de maisons en bois brut et auteurs d'un manuel[7].