Félix Armand

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Nationalité
Activité
Félix Armand
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction

Félix Armand ( à Quillan - à Saint-Martin-Lys[1]) fut le curé de Saint-Martin-Lys pendant 49 ans. L'œuvre qui lui a assuré sa notoriété fut le percement des gorges de la Pierre-Lys permettant de relier Saint-Martin à Quillan puis ultérieurement à toute la Haute Vallée de l'Aude. Avec la seule aide des habitants de Saint-Martin, il creusa ou battit ce passage de plus d'1 km 500 à travers la roche, passage qui permit aux Martinlysois de gagner presque une journée dans leurs déplacements[2].

De parents pauvres, mais religieux (son père, tanneur, exerçait la fonction de carillonneur à Quillan), Félix est envoyé à Perpignan à l'âge de 12 ans pour faire des études, où il se lia d'amitié avec Michel Jean Joseph Brial (Dom Brial). Puis à partir de 1762, il fit ses études théologiques au grand séminaire d'Alet, (11 - petit évêché de la haute vallée de l'Aude). Il est ordonné prêtre le Perpignan par l'évêque de Elne, celui d'Alet étant malade), et devint vicaire de Quillan. Sa première paroisse fut celle de Galinagues (à partir de 1771), où il resta trois ans avant de redevenir vicaire de Belvianes (commune limitrophe de Quillan et Saint-Martin-Lys) en . Bien que toujours en place à Belvianes, il remplaça progressivement à partir de le curé de Saint-Martin (l'abbé Bernu)[3],[4],[5],[6],[7],[8]

Félix Armand devint le curé de Saint-Martin-Lys le , cure qu'il a fait rouvrir pour lui par son évêque Charles de la Cropte de Chanterac[4]

Outre les travaux de la route de la Pierre-Lys (cf paragraphe suivant), Félix Amand introduisit auprès des Martinlysois la pomme de terre, la vaccination et créa la première caisse de bienfaisance du village à laquelle il participa grandement.

À la Révolution, il devint prêtre réfractaire et s’exila avec son évêque Charles de la Cropte de Chanterac le . Il s’installa à Sabadell (Catalogne) où il resta 4 ans. Ce ne fut qu’à réception d’une pétition paraphée par tous les Martinlysois, portée directement par un de ses paroissiens de confiance (Baptiste Marcérou) qu’il décida de rentrer à Saint-Martin-Lys le .

Mais jusqu’au Consulat, la position des prêtres réfractaires restait précaire, Félix Armand fut régulièrement obligé de se cacher, en particulier dans la grotte troglodyte du Gal[9], quand les forces de l’ordre étaient annoncées. Son exil, puis les risques liés à son statut de réfugier stopperont les travaux de la route des gorges jusqu’à la fin 1798.

Fin , un grand incendie se déclencha de nuit dans la forêt domaniale des Fanges au dessus de Saint-Martin-Lys. Premier alerté par le garde forestier, Félix Armand organisa les équipes de bûcherons pour circonscrire le feu[10]. Son action rapide et efficace fut saluée par le préfet de l’Aude Barante qui lui promit alors une gratification.

Le , pour le remercier de son œuvre, il reçut la croix de la Légion d'honneur (sur demande du duc de Larochefoucauld. Félix Armand, lui n'ayant jamais pensé à cet honneur).

Il décéda à Saint-Martin-Lys le en faisant don par testament de la plupart de ses biens aux pauvres de la paroisse.

Le chemin suivant le cours de l’Aude à travers les gorges

Statuaire de Félix Armand

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI