Gœulzin
commune française du département du Nord
From Wikipedia, the free encyclopedia
Gœulzin est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| Gœulzin | |||||
Mairie. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Douaisis | ||||
| Maire Mandat |
Francis Fustin 2020-2026 |
||||
| Code postal | 59169 | ||||
| Code commune | 59263 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 070 hab. (2023 |
||||
| Densité | 223 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 19′ 05″ nord, 3° 05′ 43″ est | ||||
| Altitude | Min. 31 m Max. 57 m |
||||
| Superficie | 4,79 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Douai (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aniche | ||||
| Législatives | Dix-septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | mairie-goeulzin.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie

Gœulzin est situé au sud de Douai.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la dérivation de la Petite Sensée, la Petite Sensée, le Goeulzin[1],[2],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe amont ». Ce document de planification concerne un territoire de 553 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe amont et se composant de trois vallées : celle de la Scarpe, du Gy et du Crinchon. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la communauté urbaine d'Arras[3].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 713 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 6 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].
Électricité
Urbanisme
Typologie
Au , Gœulzin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,3 %), zones urbanisées (11 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), forêts (4,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), eaux continentales[Note 5] (0,1 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La commune est desservie par la ligne 20 du réseau Évéole.
Toponymie
L'origine du nom provient probablement d'un patronyme suivi du suffixe -inius[20].
Histoire

Cité pour la première fois en 1076 sous le nom Golesin, un domaine foncier de l'abbaye Saint-Amé s'y trouve depuis le VIIe siècle. Le territoire est divisé entre la Flandre de la châtellenie de Douai, le Hainaut et l'Artois. Au XIIe et XIIIe siècles, plusieurs chartes mentionnent la famille seigneuriale Goeulzin. Les familles qui lui succèdent sont les Denain, de Lille-Fresnes et de Bucquoy. enfin, vers 1745, le village est racheté par les Taffin d'Heursel jusqu'à la Révolution[20].
Jean-Charles-Louis Taffin (1717-1782), écuyer, est seigneur de Gœulzin, Hordain, Heursel.. Fils de Pierre, écuyer, et de Marie-Claire du Hamel, il est baptisé à Valenciennes le , devient bourgeois de Lille le , capitaine au régiment de Fleury infanterie, chevalier de Saint-Louis, et meurt à Lille le , à 65 ans. Il prend pour femme à Lille le Marie-Louise-Virginie Des Flandres (1722-1768). Fille de Jean-Pierre, écuyer, puis chevalier, seigneur du Coutre et de Radinghem-en-Weppes, bourgeois de Lille, échevin, mayeur et rewart (chargé de la police) de Lille, et de Anne-Virginie Poulle, elle est baptisée à Lille le et meurt à Gœulzin le , à 46 ans[21].
Héraldique
Les armes de Gœulzin se blasonnent ainsi :"De gueules au pairle d'hermines." |
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , quinze sièges sont à pourvoir ; on dénombre 915 inscrits, dont 567 votants (61,97 %), 11 votes blancs (1,94 %) et 556 suffrages exprimés (98,06 %). La liste Nouvel horizon 2026 pour Gœulzin menée par le maire sortant Francis Fustin recueille 322 voix (57,91 %) et remporte douze sièges au conseil municipal contre trois pour la liste Gœulzin 2020 avec vous ! menée par Denis Lamy avec 234 voix (42,09 %)[22],[23].
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 870 inscrits, dont 703 votants (80,8 %), 7 votes blancs (1 %), 4 votes nuls (0,57 %) et 692 suffrages exprimés (98,44 %). La liste menée par le maire sortant Francis Fustin recueille 303 voix (43,79 %), contre 248 voix (35,69 %) pour celle de Vincent Wantiez et 142 voix (20,52 %) pour celle de Denis Lamy[24].
Liste des maires
Maire de 1802 à 1807 : Lemaire fils[25],[26].
Maire en 1808 : Desailly[27].
Maire en 1881 : D'Heursel[28].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].
En 2023, la commune comptait 1 070 habitants[Note 6], en évolution de +4,29 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,7 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 493 hommes pour 541 femmes, soit un taux de 52,32 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Culture locale et patrimoine
- l'ancienne brasserie Gœulzin
Lieux et monuments

Le château de Gœulzin
Deux toiles des Albums de Croÿ dépeignent le château dont les fondations datent du Moyen Âge. Il est entièrement reconstruit en briques et pierres au XVIIe siècle par le comte de Bucquoy. Les soubassements, le fossé et les tourelles sont toujours visibles aujourd'hui. La dernière restauration date du XIXe siècle. Le dernier habitant du château est la comtesse d'Heursel, morte en 1911. En 1914, il est occupé par les troupes allemandes qui construisent un abri au pied des murailles. Très endommagé par la guerre, seul le pavillon de chasse a été restauré[20].
- Le château de Gœulzin non préservé, en ruines.
- La tour carrée du château dite tour glacière colombier[37].
- Le Château de Gœulzin.
- La tour carrée du château de Gœulzin.
- Le Château de Gœulzin.
Église St Jacques le Majeur
La Sensée
- L'écluse sur la Sensée.
- L'écluse.
- La petite Sensée.

Personnalités liées à la commune
Folklore
Gœulzin a pour géants Gœulzinus, Mireille et Gœulzinain[38].
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Gœulzin sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
