Cantin
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| Cantin | |||||
Mairie (ancien hospice Brissez) | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Douaisis Agglo | ||||
| Maire Mandat |
Lucie Vaillant 2020-2026 |
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| Code postal | 59169 | ||||
| Code commune | 59126 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cantinois, Cantinoises | ||||
| Population municipale |
1 741 hab. (2023 |
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| Densité | 187 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 18′ 36″ nord, 3° 07′ 36″ est | ||||
| Altitude | Min. 37 m Max. 76 m |
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| Superficie | 9,32 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Douai (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aniche | ||||
| Législatives | Dix-septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Cantin est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Localisation
Situé sur la RD 643 (Ex RN 43), reliant Douai à Cambrai, Cantin est traversé par le Canal de la Sensée desservant l'ancienne cimenterie.
Les communes limitrophes sont Arleux, Bugnicourt, Dechy, Erchin, Estrées, Gœulzin et Roucourt.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de la Sensée[1],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe amont ». Ce document de planification concerne un territoire de 553 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe amont et se composant de trois vallées : celle de la Scarpe, du Gy et du Crinchon. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la communauté urbaine d'Arras[2].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 706 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 8 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[12]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[13].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[13].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[13].
Milieux naturels et biodiversité
La commune fait partie de celles concernées par la « Trame verte du bassin minier ». La mission bassin minier et la CAD (Communauté d'agglomération du Douaisis) y ont aménagé un circuit (piétons, cyclistes) de découverte de cette trame verte dit circuit des Trous et des Bosses, la CAD entre Aubigny-au-Bac et Cantin.

Urbanisme
Typologie
Au , Cantin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), zones urbanisées (10,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %), eaux continentales[Note 5] (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La commune est desservie par les lignes 19 et 21 du réseau Évéole. La commune dispose également d'une gare ferroviaire desservie par des TER Hauts-de-France.
Histoire
Préhistoire
La présence de l'homme sur le territoire de Cantin est attesté durant la Préhistoire par la découverte de plus de 600 lames de silex[19].
Période romaine
Des vases remplis de monnaies romaines signalent une occupation à l'emplacement du village à l'époque romaine. Un champ est appelé le champ à l'argent parce qu'on y a trouvé à différentes époques des pots remplis de monnaies romaines. En 1804, ont été découvertes beaucoup de ces monnaies de différents types : argent, grand bronze, petit bronze, du Haut-Empire romain, du Bas-Empire romain[20],[19].
Le contournement routier de l'agglomération de Cantin a donné lieu à un diagnostic archéologique en février- et permis la découverte de deux sites attachés à la période romaine. Le premier est un réseau de fossés avec quelques fosses et le second est constitué de deux caveaux en grès et d'une sépulture à incinération[21].
Haut Moyen Âge
Un diagnostic archéologique lié au contournement routier de Cantin a aussi assuré à la découverte d'un troisième site, une petite unité agricole du IXe siècle ou du Xe siècle comportant cinq fonds de cabanes, neuf silos, quelques fosses et deux bâtiments sur poteaux[22].
Une fouille archéologique a été menée en 2003 sur une surface plus de 3 000 m2, à l'emplacement de la résidence Perce Neige et de l'ancien château de la famille Rémy de Cantin[23]. Elle a livré les traces des premiers habitats établis à Cantin, aux époques mérovingienne et carolingienne. Le premier ensemble, daté des VIIe et VIIIe siècles, est constitué de cinq fonds de cabane, quelques fosses et un grand bâtiment sur poteaux long de 16 m. Après une période d'abandon, la zone est à nouveau habitée aux Xe et XIe siècles avec une occupation dense formée de quatre parcelles contenant chacune des bâtiments sur poteaux, des silos et des fosses. L'ensemble évolue progressivement sous la forme d'un rang de maisons alignées le long d'un chemin. Toute occupation cesse au début du XIIe siècle.
Moyen Âge
En 1065, Cawentin apparaît dans la charte de restauration de l'abbaye de Hasnon. Le village est de nouveau cité en 1079, dans le titre de fondation de l'abbaye d'Anchin. Gérard II, évêque de Cambrai et Arras, donne la cure de Cantin à l'abbaye qui la conserve jusqu'à la Révolution. En 1109, le quatrième abbé d'Anchin érige Cantin en ville. Les dons des seigneurs successifs permettent à l'abbaye d'Anchin et de Flines d'être chacune propriétaires de domaines riches et étendus sur le territoire de Cantin. Les châtelains de Douai sont les premiers seigneurs connus[19].
Au mois d', le comte de Flandre Thierry d'Alsace fait construire une tour fortifiée, attaquée sans succès par le comte Baudouin IV de Hainaut et ses alliés[24].
En 1285, un héritier de la maison de Douai, Jehan, chevalier de Boutier, qui tient également le fief d'Hamel, prend le nom de Cantin. À partir de 1247, les Cantinois bénéficient d'une loi définissant leurs droits et leurs devoirs, dite "loi de Cantin". En 1350, la seigneurie passe à la famille de Wastines, à celle de Halluin en 1360, aux d'Allennes vers 1500 et aux Dion à partir de 1512[19].
Le , le chevalier Jacques de Halluyn et son fils Jean vendent les pierres de leur château aux échevins de Douai pour la construction du beffroi et des murailles de la ville[25]. L'évacuation des matériaux dure huit ans, face au volume de l'édifice. Le site fortifié est la continuation de la tour de Thierry d'Alsace. Il est localisé autour de la fontaine Gayant, près de l'église Saint-Martin.
Période moderne
Une partie de l'armée de François Ier campe trois jours à Cantin, alors qu'elle traverse la région à la fin de l'année 1521[26]. Le village est incendié à son départ. La seigneurie est vendue aux Caudrons, rentiers de Douai, en 1677. Après plusieurs rachats elle est attribuée en 1721 à un membre de l'illustre famille de Rémy, l'une des plus anciennes de Douai[19].
Le territoire de Flesquières est ajouté à celui de Cantin, situé en Flandre wallonne avant la Révolution ; le village, qui s'étend entre Cantin et Arleux, faisait auparavant partie du Hainaut. Théâtre de violents affrontements au XVIIIe siècle, Flesquières aurait appartenu à sainte Aldegonde, fondatrice de l'abbaye de Maubeuge et a été rasé en 1793[19].
XXIe siècle
Le parc éolien des Moulins est construit sur le finage de la commune ainsi que sur celui de Roucourt et Dechy au second semestre de 2023[27].
Une centrale solaire photovoltaïque doit quant à elle entrer en fonctionnement au cours des années 2020 sur le site de l'ancienne cimenterie[28].
Politique et administration
Tendances politiques et administration
Lors du premier tour des élections municipales le , dix-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 154 inscrits, dont 710 votants (61,53 %), 10 votes blancs (1,41 %) et 693 suffrages exprimés (97,61 %). La liste Cantin pour vous avec vous menée par Lucie Vaillant recueille 448 voix (64,65 %) et remporte ainsi seize sièges au conseil municipal, contre trois pour la liste Agir ensemble pour Cantin menée par Dominique Ben avec 245 voix (35,35 %)[29],[30]. Le maire sortant Christian Courtecuisse avait fait le choix de ne pas se représenter pour un cinquième mandat.
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 1 282 inscrits, dont 908 votants (70,83 %), 15 votes blancs (1,65 %), 9 votes nuls (0,99 %) et 884 suffrages exprimés (97,36 %). La liste menée par la maire sortante Lucie Vaillant est élue dès le premier tour avec 687 voix (77,71 %). Celle menée par Jérôme Finet recueille 197 voix (22,29 %)[31].
Liste des maires
Maire de 1802 à 1808 : Coquelet[32],[33].
Maire en 1881 : Miroux[34].
Édouard Guilbert est également conseiller général du canton d'Arleux de 1852 à 1861 ; André Le Glay occupe cette fonction du à 1937 ; Paul Boillet de 1949 à 1973.
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| André Le Glay (d) ( - ) | 10 mois et 5 jours | Alliance démocratique | ||
| André Le Glay (d) ( - ) | 5 mois et 23 jours | Alliance démocratique | ||
| Paul Boillet (d) ( - ) | 30 ans | Section française de l'Internationale ouvrière Parti socialiste | ||
| Christian Courtecuisse (d)[35],[36] (né le ) | 24 ans et 11 mois | divers gauche | ||
| Lucie Vaillant (d)[37] (née le ) | En cours | 5 ans, 10 mois et 28 jours | ||
| Édouard Guilbert (d) | ||||
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[39].
En 2023, la commune comptait 1 741 habitants[Note 6], en évolution de +10,4 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,5 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 806 hommes pour 799 femmes, soit un taux de 50,22 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,23 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.



