G5 (obusier)
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| G5 | |
G5 exposé au South African National Museum of Military History de Johannesbourg. | |
| Caractéristiques de service | |
|---|---|
| Type | obusier |
| Service | 1983-présent |
| Utilisateurs | Afrique du Sud |
| Conflits | Guerre de la frontière sud-africaine |
| Production | |
| Concepteur | Lyttleton Ingeneurs Werke |
| Année de conception | vers 1980 |
| Constructeur | Denel Land Systems |
| Production | 1982-présent |
| Caractéristiques générales | |
| Poids du canon et de l'affût | 13 750 kg |
| Longueur du canon seul | 6,975 m |
| Longueur en calibre | L/45 |
| Longueur du canon et de l'affût | 9,5 m |
| Largeur du canon et de l'affût | 3,3 m |
| Hauteur du canon et de l'affût | 2,1 m |
| Support | affût en flèche |
| Calibre | 155 mm |
| Cadence de tir | 3 cps/min |
| Vitesse initiale | 890 m/s |
| Portée maximale | 30–40 km |
| modifier |
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Le G5 est un obusier tracté conçu et produit à partir de 1982 en Afrique du Sud par Lyttleton Ingeneurs Werke, devenu ultérieurement Denel Land System.
Au fur et à mesure de la progression de la guerre de la frontière sud-africaine, l’armée sud-africaine (SADF) est confrontée à des forces de plus en plus puissantes. Les militants de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO) sont en effet de plus en plus souvent appuyés par des troupes régulières des armées angolaises (FAPLA) et cubaines (FAR) disposant de matériel lourd. À partir du début des années 1980, le conflit perd ainsi progressivement sa dominante contre-insurrectionnelle pour prendre une tournure de guerre conventionnelle[1].
À cette date l’artillerie sud-africaine est largement obsolète. Les G1 et G2, désignations locales des 25-pdr et 5.5-in britanniques, qui la composent sont en effet des pièces remontant à la Seconde Guerre mondiale au calibre, précision et portée limités. La SADF a ainsi de plus en plus souvent le dessous dans les duels d’artillerie, ses opposants alignant notamment un grand nombre des obusiers M-46 et D-20[1].
Afin de résoudre ce problème, les Sud-africains conçoivent le G3, premier obusier développé en Afrique-du-Sud. Ses performances sont toutefois décevantes et il n’entre pas en service dans la SADF. Pour combler provisoirement ses besoins, celle-ci achète alors des M-71 à l’entreprise israélienne Soltam en attendant de développer une autre pièce d’artillerie[1]. Pour ce faire, Armscor, l’organisme de gestion des programmes d’armement sud-africains, se rapproche de Gerald Bull et lui achète les données balistiques du GC-45 et de ses munitions. À partir de ces données, Lyttleton Ingeneurs Werke conçoit un canon, qui est ensuite monté sur un affût conçu par Denel. Les essais s’achèvent en 1982 et l’arme entre en production dans la foulée[2].
Dès sa mise en production, le G5 est considéré comme une solution temporaire, sa mobilité limitée par l’affût tracté ne répondant pas entièrement au besoin de la SADF. La solution définitive est apportée par le G6, entré en service en 1987[3].