Gabian (Hérault)

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Gabian
Gabian (Hérault)
Vue générale
Blason de Gabian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes Les Avant-Monts
Maire
Mandat
Francis Boutes
2020-2026
Code postal 34320
Code commune 34109
Démographie
Gentilé Gabianais
Population
municipale
886 hab. (2023 en évolution de +5,35 % par rapport à 2017)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 52″ nord, 3° 16′ 25″ est
Altitude 121 m
Min. 82 m
Max. 260 m
Superficie 15,96 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Béziers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cazouls-lès-Béziers
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gabian

Gabian [ga.bjɑ̃] (en occitan [ga.'βjan]) est une commune française située dans le centre du département de l'Hérault en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Thongue, le ruisseau de Lène et par divers autres petits cours d'eau.

Gabian est une commune rurale qui compte 886 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Béziers. Ses habitants sont appelés les Gabianais ou Gabianaises.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Fouzilhon, Montesquieu, Pouzolles, Roquessels, Roujan et Vailhan.

Communes limitrophes de Gabian
Roquessels Montesquieu Vailhan
Laurens (quadripoint) Gabian Roujan
Fouzilhon Magalas (quadripoint) Pouzolles

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 720 mm, avec 6,5 jours de précipitations en janvier et 2,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Roujan à 3 km à vol d'oiseau[7], est de 14,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 577,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −7,8 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[10],[11],[12].

Urbanisme

Typologie

Au , Gabian est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (38,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29 %), forêts (20,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), zones urbanisées (4,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Gabian est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Thongue. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1996, 2014 et 2019[16],[14].

Gabian est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 3],[17].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gabian.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 50,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 510 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 442 sont en aléa moyen ou fort, soit 87 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Gabian est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[20].

Toponymie

La commune a été connue sous les variantes : Gabiano ab integro (après 1010), castrum Gabiani (1153, 1216), etc.

Le nom dérive d'un domaine gallo-romain, gentilice Gavius + suffixe -anum[21].

Histoire

Antiquité

Carte postale de la place vieille (fin XIXe - début XXe siècle)

Du temps des Romains, un aqueduc fut construit pour acheminer l'eau de Gabian (source de la Resclause) à Béziers, distant d'une vingtaine de kilomètres. Pour cette cause, des géologues sont venus de Naples. Par hasard, ils ont découvert une source, près de Gabian, d'un produit huileux, noir, d'odeur forte, rappelant une source d'eau volcanique située à Pouzzoles, une ville, près de Vésuve, en Italie.

Leurs apothicaires utilisent l'huile de pétrole, comme thérapeutique, pour les douleurs arthrosiques, les parasitoses et les lésions dermatologiques, comme l'eczéma ou l'alopécie. Ce savoir provenant de Babylone[réf. nécessaire] où le naphte y était déjà utilisé.

Après le départ[Quoi ?] des Romains, l'huile de pétrole n’est plus utilisée (non retrouvée dans les archives) jusqu'en 1067, où des chanoines, s'installent dans l'ancienne villa gallo-romaine, "villa Cassianus", (sur la route de Roujan), datant du IVe siècle av. J.-C., situé juste au-dessus de la source d'huile de pétrole.

Moyen Âge

En 1080, à cet emplacement, les chanoines construisent un prieuré, le prieuré de Cassan, sous la bulle du pape Grégoire VII.

En 1115, sous le pape Pascal II, le prieuré sera consacré et Gabian devient la résidence secondaire des évêques de Béziers.

Après 1229, le prieuré sera sous la protection royale de Saint Louis.

Lors de la Guerre de Cent Ans, la région est ravagée par les Grandes compagnies, qui prennent le château du bourg. En , Arnoul d'Audrehem leur enlève[22].

Renaissance et ère moderne

Exploitation du pétrole à Gabian dans l'Hérault dans les années 1920.

La "fontaine d'huile de pétrole" de Gabian faisait, au XVIIe siècle, partie de la manse épiscopale de Béziers[23]. Mgr Jean de Bonzy (alias de Bonsi), évêque de Béziers, qui se méfiait de cette huile, demande à la faculté de médecine de Montpellier de l’étudier, d’où la thèse du docteur Esprit André, en 1605, qui confirme que c’est du pétrole et qu’il peut être utilisé comme médicament. Le pape Paul V autorise que le prieuré de Cassan, noviciat des évêques, devienne un centre de cure thermale. Le clergé exploitera la source jusqu’à la Révolution française.

Napoléon l’exploita aussi pour ces vertus thérapeutiques et comme moyen d’éclairage.

À partir de 1882, le pétrole est utilisé comme carburant, pour les moteurs à explosion. En 1924, Gabian devient le premier gisement de pétrole de France, il est expédié par wagon depuis la gare de Gabian, mise en service en 1876[24]. L'exploitation industrielle du pétrole cesse en 1950[25].

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la liberté et de l’égalité » en 1791[26], qui s’affilie à son homologue de Magalas[27].

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 406 ménages fiscaux[Note 4], regroupant 863 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 960 [I 5] (20 330  dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]7,6 %12,4 %13,9 %
Département[I 8]10,1 %11,9 %12 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 459 personnes, parmi lesquelles on compte 65,4 % d'actifs (51,4 % ayant un emploi et 13,9 % de chômeurs) et 34,6 % d'inactifs[Note 5],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Béziers, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 10]. Elle compte 119 emplois en 2018, contre 153 en 2013 et 156 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 244, soit un indicateur de concentration d'emploi de 48,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 42,8 %[I 11].

Sur ces 244 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 65 travaillent dans la commune, soit 27 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 81,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,3 % les transports en commun, 8,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

59 établissements[Note 6] sont implantés à Gabian au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 7],[I 14].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble59
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
711,9 %(6,7 %)
Construction813,6 %(14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
1525,4 %(28 %)
Information et communication11,7 %(3,3 %)
Activités immobilières35,1 %(5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
1322 %(17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
711,9 %(14,2 %)
Autres activités de services58,5 %(8,1 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,4 % du nombre total d'établissements de la commune (15 sur les 59 entreprises implantées à Gabian), contre 28 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces

Les trois entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[28] :

  • SARL Turner Pageot, culture de la vigne (104 k€)
  • Libzibao Roux Fouillet Consultants, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (69 k€)
  • Lemoine Marc, activités spécialisées de design (33 k€)

Agriculture

La commune est dans le « Soubergues », une petite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[29]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est la viticulture[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations147724024
SAU[Note 9] (ha)765514397393

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 147 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 72 en 2000 puis à 40 en 2010[31] et enfin à 24 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 84 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[32],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 765 ha en 1988 à 393 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 16 ha[31].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1953 Max Villemagne    
1953 1960 François Colrat    
1960 1971 Benjamin Canitrot SFIO Instituteur, directeur d'école, ancien résistant
1971 mars 2001 Etienne Lautrec    
mars 2001 juin 2004 Georges Bartoli DVD  
juin 2004 en cours Francis Boutes PS Retraité de l'enseignement
Ancien Conseiller général
Ancien Vice-président du conseil général
Président de la Communauté de Communes

Démographie

Au dernier recensement, la commune comptait 886 habitants.

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9798278679489609991 0231 0231 044
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0881 1891 2111 1741 3341 1159401 0281 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1031 0671 0161 1551 1521 1231 013955784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
816780743640651659770802830
2018 2023 - - - - - - -
840886-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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