Gabriel Baron

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Élection11 mai 1902
Réélection6 mai 1906
CirconscriptionBouches-du-Rhône
LégislatureVIIIe et IXe (Troisième République)
Gabriel Baron
Illustration.
Fonctions
Député français

(7 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 11 mai 1902
Réélection 6 mai 1906
Circonscription Bouches-du-Rhône
Législature VIIIe et IXe (Troisième République)
Groupe politique NI (1902-1906)
SOC (1902-1910)
Prédécesseur Camille Perreau
Successeur André Lefèvre

(1 an, 2 mois et 17 jours)
Élection
Circonscription Bouches-du-Rhône
Législature VIe (Troisième République)
Prédécesseur Victor Leydet
Successeur Camille Perreau
Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône

(1 an)
Prédécesseur Jean-Marie Bayol
Successeur Siméon Flaissières
Maire d'Aix-en-Provence

(1 an, 5 mois et 11 jours)
Prédécesseur Benjamin Abram
Successeur Maurice Bertrand
Conseiller général des Bouches-du-Rhône

(18 ans)
Circonscription Canton d'Aix-en-Provence-I
Prédécesseur Léon Chabrier
Successeur Emmanuel Cat
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Cannes
Nationalité Française
Profession Avocat
Résidence Bouches-du-Rhône

Gabriel Baron, né le à Marseille et mort le à Cannes (Alpes-Maritime), est un avocat et homme politique français.

Militant socialiste et adhérent au Parti ouvrier français (POF) de Jules Guesde, il adopte, durant l'Affaire Dreyfus, des positions nationalistes et antidreyfusardes.

Jeunesse et études

Gabriel Charles Esprit Baron naît à Marseille en 1859 dans une famille bourgeoise. Il reçoit une instruction classique et songe à préparer l'École normale supérieure. Il est finalement attiré par le droit, et suit des études de droit pour devenir avocat[1].

Parcours professionnel et politique

Il installe son cabinet à Aix-en-Provence, et s'implique en politique dans cette ville.

Militant socialiste, il lutte, par la parole et par la plume, pour la refonte de l'ordre social et pour la suppression des privilèges et monopoles des féodalités financières.

Il en est élu maire le , poste qu'il conserve jusqu'en [2]. Très rapidement, sa gestion en tant que maire est jugée catastrophique. Il laisse péricliter au profit de Marseille le marché aux bestiaux que la ville d'Aix possédait depuis 1791 et il est obligé de vendre un terrain communal pour remonter les finances de la ville[3].

Il est conseiller général de à . Il y fonde le groupe socialiste et soutient une vive lutte pour y obtenir la création d'une commission du travail.

Le siège de député des Bouches-du-Rhône se libère en du fait de l'élection de Victor Leydet au Sénat[4]. Il est élu cette année-là, et il conserve son siège jusqu'en . Il est ensuite réélu en .

Inscrit chez les socialistes parlementaires mais changera de point de vue en fonction des événements. Pendant l'affaire Dreyfus, ce socialiste membre du Parti ouvrier français sera nationaliste et antisémite[5].

Il se fait volontiers l'écho à la Chambre des soucis locaux de ses mandants et défend, lors des débats et des séances en commission, la faculté de droit et le collège d'Aix, ainsi que le téléphone de Paris à Marseille[1]. Il quitte son siège en 1910.

Sources

Notes et références

Liens externes

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