Gabriel Breynat
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Gabriel Joseph Élie Breynat, né à Saint-Vallier-sur-Rhône le et mort à Écully le , est un missionnaire français.
| Gabriel Breynat | |
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| Biographie | |
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| Naissance | Saint-Vallier |
| Ordre religieux | Oblats de Marie-Immaculée |
| Décès | Écully |
| Évêque de l'Église catholique | |
| vicaire apostolique du Mackenzie | |
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Biographie
Né à Saint-Vallier dans la Drôme le , Gabriel Breynat reçoit le baptême le 11 du même mois[1]. Son père, Antoine, est facteur et sa mère Philomène Lara, couturière. Il a un frère aîné au moment de sa naissance, Joseph[2]. Sa sœur, Marie, le suit de dix-huit mois[3] et un autre frère, Louis, meurt quelques mois après sa naissance[4].
Élevé chez les sœurs de Saint-Joseph, il est admis à sa première communions le [5]. Lorsque les lois Jules Ferry rendent l'école laïque, ses parents refusent qu'il aille dans un tel établissement et l'envoie chez les Frères Maristes de Sarras[6]. C'est à cette époque qu'il dit recevoir sa vocation d'« une belle Dame [qui lui] est apparue » dans son sommeil[7].
Il entre au Séminaire Notre-Dame de Valence en [8] et obtient le baccalauréat à la Faculté de Lyon en puis l'année suivante est diplômé en Sciences et philosophie de la Faculté d'Aix-en-Provence[9].
En , Gabriel Breynat est au Grand Séminaire de Romans[10]. Malgré l'opposition familiale, il se décide à accomplir ce dont il se sent missionné, entrer chez les Oblats et rejoindre les missions du Mackenzie[11]. Ainsi, il fait son noviciat à Notre-Dame-de-l'Osier ()[12].
En , il apprend sa nomination pour poursuivre ses études de théologie à Bleijerheide (nl) aux Pays-Bas qu'il rejoint en fin d'année[13] puis est transféré en à Liège[14] où il fait sa demande pour les missions du Mackenzie[15], demande qui est acceptée. Il reçoit alors une lettre du de Monseigneur Grouard, qui lui apprend qu'il souhaite l'ordonner le [16].
Il reçoit ainsi l'ordination dans la chapelle du Scolasticat[17]. Le , il part de Paris à destination de Liverpool où il embarque le 7 sur le Mongolian[18] et arrive à Halifax le 16 avant de rejoindre Montréal[19]. Une excursion de Montréal à Edmonton, lui permet de rencontrer certains grands noms des missions de l'ouest-canadien tels Alexis André ou Vital Grandin[20]. Il retrouve Grandin à Athabasca Landing où se prépare le voyage vers le Lac Athabasca[21]. La mission de la Nativité (Fort Chipewyan) est atteinte le après un mois d'expédition[22].
Chargé de la mission de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, en 1894, il apprend par le courrier d'hiver la mort de sa mère et de sa sœur à dix jours d'intervalle. Ces deux décès font suite à celui de son père survenu six mois après son départ.
Le , il apprend que le vicariat est divisé en deux. Mgr Grouard devient ainsi évêque d'Athabaska et lui le premier vicaire du Mackenzie[23],[24] avec pour évêché d'Adramytte (de) [25]. Il le restera jusqu'en 1943. Il est consacré par Mgr Grouard et co-consacré par Isidore Clut et Albert Pascal[26]. Il est ainsi le premier vicaire apostolique du Mackenzie.
En 1921, il est invité comme membre honoraire par le Délégué surintendant général D. Scott, à une commission envoyée dans le Grand Nord pour y conclure un traité avec les tribus autochtones du Mackenzie[27].
Assistant au trône pontifical à partir de 1932, il est archevêque titulaire de Garella (de) de 1939 à 1943.
Publications
- Saint Joseph, père vierge de Jésus, 1939
- Cinquante ans au pays des neiges, 3 vols., 1948
- L'Aventure apostolique, Bibliothèque catholique, 1953
Bibliographie
- Pierre Duchaussois, Aux Glaces Polaires, SPES, 1928, p. 176
