Gabriel Chevallier (écrivain)
écrivain français (1895-1969)
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Gabriel Chevallier, né le à Lyon et mort le à Cannes, est un écrivain français.
| Nom de naissance | Marie Émile Régis Gabriel Chevallier |
|---|---|
| Naissance |
Lyon 5e |
| Décès |
(à 73 ans) Cannes |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | français |
|---|---|
| Mouvement | satire et réalisme |
| Genres |
Œuvres principales
- La Peur (1930)
- Clochemerle (1934)
Biographie
Né le dans le 5e arrondissement de Lyon[1], fils d'un clerc de notaire lyonnais, Gabriel Chevallier étudie dans divers établissements, dont un collège religieux (Sainte-Marie à Saint-Chamond).

Il passe ses vacances scolaires dans la campagne charolaise, à Gueugnon, au numéro 35 de la rue de la Liberté[2], chez sa grand-mère maternelle[3]. Il entre ensuite aux Beaux-Arts de Lyon, mais la guerre interrompt ses études.
Mobilisé dès 1914, il est blessé un an plus tard. Une fois rétabli, il retourne au front, où il restera comme simple soldat jusqu’à la fin du conflit. Rendu à la vie civile à la fin de l’année 1919, il exerce divers métiers : retoucheur de photographie, voyageur de commerce, journaliste, dessinateur, affichiste, professeur de dessin…
À partir de 1925, il se lance dans l’écriture romanesque en utilisant sa propre expérience. Avec La Peur, il témoigne de son calvaire de soldat[4]. C’est encore sa propre vie qu’il exploite pour écrire Durand, voyageur de commerce ou, en souvenir de sa détestable scolarité, Sainte-Colline.

C’est avec Clochemerle, une chronique villageoise rabelaisienne éditée en 1934, qu’il connaît le succès. Traduit en vingt-six langues et vendu à plusieurs millions d’exemplaires, l’ouvrage assure à son auteur gloire et fortune.
Le , il épouse Madeleine Louise Valansot, à la mairie de Lyon 2e[5].
Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon[6].
Gabriel Chevallier meurt le à Cannes[7] ; il est inhumé 4 jours plus tard à Meyzieu[8],[9].
Postérité
Gabriel Chevallier laisse une œuvre abondante qu’éclipse cependant Clochemerle, toujours réédité en collection de poche[10].
Une partie de ses manuscrits, couvrant sa première période de création jusqu'à 1936, complétée d'une correspondance littéraire, a été remise aux archives départementales du Rhône[11].
Œuvres

- 1929 : Durand, voyageur de commerce
- 1930 : La Peur[12]
- 1933 : Clarisse Vernon (sélectionné pour le prix Goncourt)
- 1934 : Clochemerle (prix Courteline) ; autre édition belge illustrée par Jean Dratz (s.d.) ; 1936, illustrations de Lucien Boucher, Paris, éditions Rieder
- 1936 : Propre à rien
- 1936 : Rire, revue Mieux Vivre no 3, , éditée par Formule Jacquemaire no 60, J. Bonthoux pharmacien, Rhône


- 1937 : Sainte-Colline, roman, inspiré de l'année 1912, passée au collège Sainte-Marie de Saint-Chamond
- 1940 : Ma petite amie Pomme, auto-édité pendant la guerre aux éditions Clochemerle ; rééd. 1946, présentation typographique et illustrations de Victor Quienen, Paris, Presses universitaires de France / Bruxelles, À l'enseigne du chat qui pêche
- 1945 : Les Héritiers Euffe (dont une édition illustrée par Jacques Touchet)
- 1945 : Le Guerrier désœuvré, extraits de ses carnets de 1939-1940, tirage limité avec illustrations de l'auteur Un chapitre de L'Envers de Clochemerle reprend ces textes.
- 1945 : Chemins de solitude Premier tome de ses « souvenirs apaisés ».
- 1948 : Mascarade, nouvelles ; rééd. 2010[13]
- 1951 : Le Petit Général
- 1953 : Le Ravageur
- 1954 : Clochemerle-Babylone
- 1956 : Carrefours des hasards Deuxième tome de ses « souvenirs apaisés ».
- 1958 : Lyon 2000
- 1959 : Olympe ou les Premières Amours
- 1960 : Les filles sont libres
- 1961 : Miss Taxi
- 1963 : Clochemerle-les-Bains
- 1966 : L'Envers de Clochemerle, « Propos d'un homme libre »
- 1968 : Brumerives[14]