Gabriel Germinet
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Journaliste, réalisateur de théâtre radiophonique, journaliste de radio, ingénieur |
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Radio-Paris (- |
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Maurice Vinot dit aussi Gabriel Germinet, né le à Reims et mort le dans le 18e arrondissement de Paris, est un ingénieur, essayiste, dramaturge et producteur d'émissions radiophoniques français.
Fils de Gabrielle Irma Germinet et d'Alexandre Vinot, le jeune Maurice fait des études d'ingénieur et se spécialise dans la mécanique des fluides gazeux[1]. Le , il épouse Laure Georgina Ruffin, à Paris 9e, dont il divorce le [2]. Entre 1906 et 1921, il travaille pour différentes sociétés d'ingénierie, comme la Société anonyme Grouvelle et Arquembourg (SAGA) et la Compagnie française des métaux[3].
En , Maurice Vinot se lance dans un projet de création de station de radio. Il élabore un journal radiodiffusé, appelé Paris-Information-Sans-Fil. Son projet, adressé aux PTT, n'aboutit pas, et il se tourne alors vers une entreprise privée, la Société française radio-électrique, qui exploite la station-émettrice Radiola. Le , il est nommé directeur des programmes de cette station. À l'antenne, il prend le pseudonyme de « Gabriel Germinet », qui est le nom de jeune fille de sa mère[1],[2]. Il s'entoure d'une prestigieuse équipe : les programmes de la station sont élaborés par Henry de Jouvenel, assisté d’un comité spécial que constituent de nombreuses personnalités, tels Paul Valéry ou Maurice Ravel[4].
Durant l'été 1924, il transforme Radiola en une nouvelle station, appelée Radio-Paris. En octobre suivant, le 21, il met en ondes Marémoto, première dramatique radio française, dont il est l'auteur avec Pierre Cusy. Cette pièce créera un certain émoi chez les auditeurs encore peu habitués à la fiction, expérience sur laquelle il reviendra en 1949, lors d'un hommage rendu par la RTF[5],[6].
Le , il épouse en secondes noces Marie Jeanne Joséphine Cassafières, à Cazouls-lès-Béziers (Hérault)[2].
En 1927, il quitte son porte de directeur d'antenne à Radio-Paris, mais en reste le conseiller jusqu'en 1931[1].
En 1937, il organise à Paris le premier congrès international d'Art radiophonique[7].
Il reprend ensuite son activé d'ingénieur. En 1947, il fonde une première entreprise française productrice de matières plastiques, nommée Avia-Plastiques[3].
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1964 sous le parrainage de Pierre Descaves, il meurt le dans le 18e arrondissement de Paris[3].
Il est l'auteur d'essais techniques relatifs à la radiodiffusion et d'adaptations radiophoniques d'œuvres entre autres signées par son ami l'humoriste Pierre Henri Cami, ainsi que de chroniques dans différentes périodiques comme L'Antenne, L'Impartial français, La Semaine radiophonique, et Comœdia.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (73e division).