Gabriel Henriot
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Louis Gabriel Henriot |
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Louis Gabriel Henriot, né le [1] dans le 19e arrondissement de Paris, ville où il est mort le dans le 12e arrondissement[1],[2], est un bibliothécaire et historien français.
Gabriel Henriot est né dans une famille d'artisans du faubourg Saint-Antoine, à sa naissance son père est employé de chemin de fer et sa mère plumassière[1]. Issu d'un milieu inhabituel chez les chartistes, il travaille d’abord à la bibliothèque historique de la ville où il prépare les comptes rendus de la Commune de Paris pour une édition qui ne paraîtra qu’après 1945.
À la mobilisation il est nommé Lieutenant de réserve au 367e régiment d'infanterie. (Commande la 1ère section de la 19e Cie)
Il a donc fait toute la guerre au sein de la 73e Division d'Infanterie (commandée par le général LEBOCQ), division du Bois-le-Prêtre.
Après la guerre de 1914-1918, où il est progressivement porté au grade de capitaine, il se voit confier la bibliothèque Forney, destinée aux artisans et logée au fond d’une cour d’école, et dont il sera conservateur de 1920 à 1940. Il la développe sans obtenir un local décent mais la promesse de l'hôtel des archevêques de Sens, bâtiment peu adapté et en très mauvais état où la bibliothèque ne pourra s'installer qu'en 1961[3].
Le , le commandant Henriot prononce un discours à la Croix-des-Carmes à Montauville.
En 1923, il relance la Société des amis de la bibliothèque Forney en en organisant la deuxième assemblée générale.
Le , il est admis au traitement d'officier de la légion d'honneur.
Il fut le président fondateur de l'Union des Loups du Bois-le-Prêtre, encore actif à ce titre en 1950. Il avait atteint le grade de colonel.
Puis il devient en 1931 inspecteur des bibliothèques de la Ville de Paris jusqu'à sa retraite en 1944.
Membre actif, mais pas toujours bien écouté de l'association des bibliothécaires français, il la représente comme président au congrès de Prague en 1928 où il propose de créer une association internationale. Il est parfois surnommé le père spirituel de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions (IFLA)[4].
Il avait enseigné à l'École américaine de bibliothécaires de Paris (1923 - 1929) et s'efforcera d'en prolonger l'action. Il est actif dans la création de l'École de bibliothécaire créée en marge de l'Institut catholique en 1935.