Gabriel Lafaye
personnalité politique française
From Wikipedia, the free encyclopedia
Gabriel Lafaye, né le à Eauze (Gers) et mort le à Paris[1], est un homme politique français. Mécanicien puis député socialiste SFIO puis néo-socialiste et secrétaire d'État, il est l'un des dirigeants du parti collaborationniste du Rassemblement national populaire (RNP) après 1940.
3 mai 1936
| Gabriel Lafaye | |
Gabriel Lafaye en 1932. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (13 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 29 avril 1928 |
| Réélection | 1er mai 1932 3 mai 1936 |
| Circonscription | Gironde |
| Législature | XIVe, XVe et XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | SOC (1928-1932) PSdF (1932-1936) USR (1936-1942) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Sous-secrétaire d'État au Travail | |
| – (1 mois et 23 jours) |
|
| Gouvernement | Chautemps IV |
| Conseiller général de la Gironde | |
| – (11 ans) |
|
| Circonscription | Canton d'Auros |
| Prédécesseur | Anatole Cluzan |
| Successeur | Albert Sarrazin |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Paul Gabriel Lafaye |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Eauze (Gers) |
| Date de décès | (à 70 ans) |
| Lieu de décès | 17e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Mécanicien |
| modifier |
|
Biographie
Issu d'une famille modeste, il est le fils de d’Augustin Lafaye, né en 1858, homme d’équipe aux chemins de fer[2] et de Madeleine Mabes née en 1855, ménagère. Alors que la famille s’installe à Bordeaux, son père meurt, et le jeune Gabriel devient apprenti aux ateliers des chemins de fer de la Compagnie du Midi en étant pupille du syndicat[3]. Gabriel Lafaye exerce la profession de mécanicien et est trois fois licencié pour syndicalisme.
Avec George Gaye et Auguste Rebeyrol[4],[5], il est militant pacifiste en 1914, minoritaire au sein des socialistes[6]. En 1920, il adhère à la SFIO et en 1922 à la CGT dont il devient secrétaire de l’Union départementale de la Gironde.
En 1925, il est élu conseiller municipal de Bordeaux et adjoint au maire Adrien Marquet en 1929. En même temps il est député de la circonscription de Bazas, élu en 1928 et réélu en 1932 et en 1936. Il quitte la SFIO en 1933 avec Marquet.
Il est conseiller général du canton d’Auros de 1934 à 1945.
Il est sous-secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement Chautemps de janvier à .
Il vote comme nombre de députés les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il rejoint Marcel Déat et dirige en Gironde le parti collaborationniste du Rassemblement national populaire (RNP). Il dirige le journal L'Atelier, collabore à La France socialiste et crée le CIOS (Comité d'Information et d'Orientation Sociale)[7] plus connu des jeunes travailleurs sous le nom de « Comité Lafaye ». Il assure la propagande en faveur du STO et est même membre du Comité national des amis des travailleurs français en Allemagne.
Il est condamné en 1948 à cinq ans d’indignité nationale par la Cour de justice de la Seine[8].
Il tente sans succès de se représenter à Bazas.
Marié en 1919 à Bordeaux, Gabriel Lafaye se remarie en 1956 à Paris[2]. Il meurt le dans le 17e arrondissement de Paris[9].
Mandats électoraux
- Conseiller Municipal de Bordeaux en 1925 ;
- Député de la Gironde (circonscription de Bazas) de 1928 à 1940 ;
- Conseiller Général de la Gironde de 1934 à 1945 ;
Bibliographie
- « Gabriel Lafaye », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
- Alain Anziani, Cent ans de socialisme en Gironde, Bordeaux, Editions du Populaire girondin, , 207 p. (ISBN 2-9514803-0-X, présentation en ligne)
- Sylvie Guillaume, Dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la Troisième République, Presses Universitaires de Bordeaux, , 624 p. (lire en ligne)