Gabriel Étienne Lecamus (ou Le Camus) est un homme politique et ancien directeur de l'École polytechnique, né à Lyon le et mort à Paris le [1].
Attrait pour les sciences
Il étudie à l'école des Ponts et chaussées, puis devient avocat au parlement en 1783. À Lyon, il sera ensuite receveur des gabelles du département en 1783 et 1786, puis secrétaire greffier de cette municipalité en 1792[2].
Il monte ensuite à Paris pour diriger la quatrième division du ministère de l’Intérieur, qui est chargé des travaux publics, de l'agriculture, des mines, des forges, des ports, des canaux, des ponts et chaussées, que son ami Roland de la Platière lui confie. Il y restera jusqu'à sa dissolution le et deviendra directeur de la Commission des travaux publics[2]. Le , il succède à Jacques Lamblardie au poste de directeur de l’École polytechnique. Il occupera cette place jusqu'au , et n'aura que des fonctions de gestion et d’administration. Après une réorganisation de l'école, Michel Vandebergue lui succédera et il sera alors administrateur chargé des bâtiments. Il restera à ce poste jusqu’au , date où il sera rappelé au ministère par François de Neufchâteau pour être nommé chef de la troisième division, qui est chargée des Ponts et Chaussées, au ministère de l’Intérieur[3]. Il sera aussi en 1810 et 1813, directeur des opérations du cadastre à Orléans.
Il fera également partie des franc-maçons et présidera les Deux Loges Réunies de Lyon de 1785 à 1787[2].
Dans une lettre de Roland de la Platière, celui-ci rapporte que Le Camus possède dans sa maison de Lyon une bibliothèque de 60 000 volumes mais aussi un cabinet d’histoire naturelle comprenant une collection de minéralogie, un cabinet de physique, un laboratoire de chimie, et un observatoire[2].
Il sera également membre de l’académie de Villefranche et de l’académie de Dijon, mais aussi correspondant de celles de Valence et de Montpellier. Il est aussi président de la Société philosophique des sciences et arts utiles de Lyon, fondée en 1785[2].