Gabriel Morales y Mendigutía

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès (à 54 ans)
Anoual (Maroc)
AllégeanceEspagne
Gabriel Morales y Mendigutía
Gabriel de Morales Mendigutía
Naissance
Sancti Spiritus (Cuba)
Décès (à 54 ans)
Anoual (Maroc)
Allégeance Espagne
Arme armée de terre
Grade colonel
Années de service juillet 1889 – 21 juillet 1921
Commandement Police indigène
Conflits
Hommages Inhumation au Panthéon des Héros à Melilla
Autres fonctions
  • Directeur de l’Office central des Affaires indigènes et des Troupes de police indigène
  • Membre correspondant de l’Académie royale d'histoire

Gabriel Morales y Mendigutía, également : Gabriel de Morales Mendigutía (Sancti Spiritus, Cuba, 1866 - Anoual, Maroc, 1921), est un militaire, arabiste, historien et académicien espagnol.

Après une formation à l’Académie d’état-major, il fut versé dans des unités combattantes à Cuba et dans la place forte de Melilla, dans le nord-est du Maroc, où il lui fut donné de participer aux campagnes militaires menées par l’Espagne en 1908 et 1909 aux alentours de cette ville (notamment dans le Ravin-aux-Loups). Parallèlement, il s’initia à l’arabe et au berbère, et s’attachait à se familiariser avec la société rifaine, qu’il étudia avec soin.

Après un poste à Larache, dans l’ouest du Maroc espagnol, Morales fut nommé en 1919 commandant en chef de l’Office central des Affaires indigènes et des Troupes de police indigène de Melilla, auquel titre il eut à son service Abdelkrim, futur résistant et dirigeant rifain ; les deux hommes s’appréciaient mutuellement, au point de se lier d’amitié.

Pour étendre la tutelle espagnole sur tout le territoire assigné à l’Espagne en vertu du traité de Fès, Morales, fin connaisseur de la mentalité rifaine, préconisait la méthode « politique » (c’est-à-dire la persuasion des notables locaux, notamment au moyen de prébendes), plutôt que la conquête militaire brutale. Un tel travail « politique » préalable fut un des facteurs permettant à Silvestre, commandant général de Melilla depuis 1920, de conquérir à l’été et l’automne 1920 avec un minimum de pertes les kabilas (tribus rifaines) à l’ouest du fleuve Kert, opérations auxquelles Morales lui-même prit part à la tête de ses supplétifs de la Police indigène.

Si Morales se montra réticent envers la subséquente série d’opérations militaires de , qui permirent à Silvestre d’établir un dispositif d’une vingtaine de positions plus à l’ouest encore, avec pour camp de base la position d’Anoual, il était explicitement opposé à la percée vers Dhar Ubarran du décidée par Silvestre, qui allait se révéler comme le prélude à la débâcle espagnole d’Anoual de juillet/. Morales perdit la vie lors de la retraite de l’armée espagnole du camp d’Anoual le . Son cadavre, retrouvé et identifié par les Rifains, fut, en signe d’hommage, restitué par Abdelkrim aux autorités espagnoles.

Auteur de publications historiographiques sur Melilla, Morales était membre de l’Académie royale d'histoire.

Origines familiales, formation et débuts dans la carrière des armes

Notes et références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI