Gabriel Rosset
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Gabriel Germain René Rosset-Boulon |
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Gabriel Rosset, né le et mort le , est un enseignant français.
C'est le fondateur de l'association Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri[1],[2].
Gabriel Rosset est né en 1904 à Champier, près de La Côte-Saint-André, en Isère. Il voit le jour dans une modeste famille d'origine paysanne. Son père exerçait le métier de gendarme.
Il entre à l'école normale primaire de Grenoble puis à l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Il fréquente de 1920 à 1923 l'École Normale d'Instituteurs de Grenoble, puis de 1923 à 1925 la Faculté de Lettres et l'École Normale d'Instituteurs de Lyon. Après avoir réussi ses examens, il devient professeur de français et est chargé de la formation de futurs instituteurs[3]. Gabriel Rosset occupe ensuite différents postes de professeur laïque, à Albert (Somme) en 1927, à Thonon et Bonneville (Haute-Savoie) de 1928 à 1934, puis au Lycée Alexandre Lacassagne[4] de Lyon où il reste de 1934 jusqu'à sa retraite en 1965.
Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri
Le , Gabriel Rosset crée avec Georges Belleville et Henri Tournissou l’association loi de 1901 Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, en réaction aux nombreux décès qui touchent des hommes sans familles ni ressources passant la nuit sous les ponts de Lyon. Gabriel Rosset leur distribue des couvertures et en héberge certains à son domicile[5].
La veille de Noël 1950, dans un ancien café-comptoir désaffecté du 7e arrondissement de Lyon, Gabriel Rosset et une petite équipe ouvrent les portes du premier centre d’hébergement de l’association. Ils y accueillent 11 hommes la première nuit, 50 la deuxième, puis bientôt les locaux deviennent trop étroits.
Fin 1952, ce centre est démoli pour être remplacé par l’immeuble actuel situé au 3 rue Père Chevrier[6]. Il possède alors deux grands dortoirs où une centaine d’hommes seuls peuvent trouver des draps propres, de quoi se nourrir et se laver. Ils y sont soutenus et écoutés par des bénévoles qui les aident à retrouver du travail. Avec ses élèves et des bénévoles, il fonde plusieurs autres foyers pour sans-abris, qu'il mit sous la protection de la Vierge Marie.
L’Abbé Pierre suscite ainsi la fondation d’un Comité Lyonnais de Secours d’Urgence aux sans-abri (CLSU), dit comité Abbé Pierre, parallèle à l’association du Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, avec un programme de construction de logements de dépannage et de rénovation de locaux vacants. Grâce à l’aide de donateurs, des terrains sont achetés afin de construire des logements pour les familles qui s'entassent dans les bidonvilles de la banlieue lyonnaise. Le Maire de Lyon, Louis Pradel, accompagne Gabriel Rosset dans ces bidonvilles. Cette visite initie une collaboration suivie entre les œuvres privées et les pouvoirs publics. Des chalets en bois sont construits pour parer au plus pressé, puis des maisons en semi-rigide prendront le relais dans les années 60.
En 20 ans, 1 500 logements voient le jour à Lyon et dans sa banlieue. Pour favoriser la promotion des familles logées dans ces logements « de transit », Le Foyer crée en 1972 une société, la S.A. d'HLM Gabriel Rosset[7]. Des immeubles plus grands remplacent les constructions légères des premières années. En 1999, l’OPAC du Rhône devient l'actionnaire majoritaire de cette S.A. d'HLM, Le Foyer se consacrant à ses missions d’accueil, d'hébergement, d’accompagnement et d'insertion.
Hommages
- Un jardin lyonnais porte son nom[10].
- Le premier foyer de l'association, rue du Père Chevrier, porte son nom[11].
- Une rue de La Côte-Saint-André porte son nom[12].
- Un mur peint de Lyon (porte de Valvert- entre Lyon et Tassin-la Demi-Lune) porte le visage de Gabriel Rosset[13].
- Une Maison Familiale porte son nom à Ambérieu-en-Bugey (Alfa3A)
Enquête diocésaine pour sa béatification et canonisation
Une enquête diocésaine s'est ouverte pour sa béatification et canonisation le dans l'Archidiocèse de Lyon[réf. nécessaire].
