Gabriel de La Rochelambert
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Militaire, homme politique |
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Gabriel-François-René de La Rochelambert (Paris, – Château de Thévalles (Mayenne)[1] près de Chémeré-le-Roi (arrondissement de Laval)[2], est un militaire, homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
Gabriel-François-René de La Rochelambert est d’une ancienne famille d'Auvergne[3], établie plus tard dans le comté de Laval[1]. La famille s'implante en Mayenne par Laurent-François-Scipion, comte de La Rochelambert, qui a épousé à Paris[4], en 1748, la fille de Mathieu Douart de Fleurance, président en la Cour des monnaies, possesseur d'une importante fortune[5].
Le beau-père acheta peu après au jeune ménage, près de son fief d'Aubigné, le Château de Thévalles (Mayenne)[1] près de Chémeré-le-Roi, mis en vente par Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti, dernier prince de Conti[5] qui en avait hérité de Mademoiselle de Charolais[6].
Le Militaire
Fils du précédent, il fit une carrière militaire. Gabriel, dit le vicomte de la Rochelambert, capitaine au Régiment du Dauphin dragons, non encore marié, tenait grand train de maison avec sa mère, la conduisant à la Cour de Versailles[7]. Ils étaient de l'entourage ordinaire des souverains[7]. Le vicomte de la Rochelambert a laissé un journal manuscrit de ses années de jeunesse.
Il était officier au Régiment du Dauphin dragons lors de son mariage, en 1788, avec Charlotte Marie (1762-1842), fille de Joachim, 4e marquis de Dreux-Brézé (1710-1781) et de Louise Jeanne Marie de Courtarvel (1733-1789), la soeur de Henri-Évrard de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies de France, lui-même possesseur de la terre de La Lucazière à Mont-Saint-Jean[5].
Révolution française
Le jeune ménage a un fils : Henri de La Rochelambert. Les deux frères La Rochelambert émigrèrent en Hollande[7]. La comtesse, née de Dreux, resta en France et bénéficia, comme sa belle-mère, de la protection de Jacques-René Hébert[8]. Elle put aller voir plusieurs fois son mari à Amsterdam et revenir sans être inquiétée aux Andelys où la famille s était installée modestement[7].
La Rochelambert ne rentre au Château de Thévalles que sous le Consulat[5].
Premier Empire
La famille entretient d'excellentes relations avec Nicolas François Harmand d'Abancourt, préfet de la Mayenne, qui a pour elle haute estime : Moralité parfaite, opinions politiques très sages... Ne cherche pas à avoir de l'influence, elle ne pourrait qu'être favorable au Gouvernement[9]. Le châtelain de Thévalles est nommé maire de Chémeré-le-Roi, en 1808, lors du grand mouvement de ralliement de la noblesse, que Michel Denis appelle la Révolution des mairies[10]. Il est désigné comme un des Grands notables du Premier Empire du département de la Mayenne[5].
La Statistique de 1809 évalue son revenu à 25 000 francs, un plancher à n'en pas douter pour François Dornic[5].