Le galate est une langue celtique continentale contemporaine du gaulois (voire un dialecte de celui-ci). De cette langue, seules quelques gloses nous sont connues ainsi que quelques brefs commentaires chez les écrivains classiques et des noms sur des inscriptions. Cela représente un total d'environ 120 mots, principalement des noms de personne se terminant par -riks (cf. le gaulois -rix/-reix, le vieil irlandais righ, l'irlandais rí, le latin rex) « roi », et quelques-uns se terminant par -marus, datif -mari (cf. le gaulois -maros, le vieil irlandais már / mór, l'irlandais mór, le gallois mawr, le breton meur) « grand ». On dispose également de quelques noms de peuplades tels que Ambitouti (vieil irlandais imm-/umm- « environs » et tuath « tribu »).
Un terme lexical drunemeton (cf. gaulois nemeton « sanctuaire », vieil irlandais neimed « endroit sacré ») pourrait se traduire « sanctuaire de l'arbre » (l'Arbre du monde) selon X. Delamarre[1]. Une autre interprétation en fait un sanctuaire druidique[2], sachant que le premier élément est le même que dans le mot gaulois druid- (dru-wid-) « druide ».
Saint Jérôme a mentionné le fait que « les Galates parlent la même langue que les Trévires »[3].
Saint Irénée, originaire de Smyrne, a été aidé dans son évangélisation de la Gaule parce que la langue locale des Allobroges était restée inter-compréhensible avec le galate, qu'il avait appris en raison de la proximité de cette province avec celle où il a passé sa jeunesse.