La galerie Matonge relie la chaussée d'Ixelles (n°48-52) au sud et la chaussée de Wavre (n°19-25) au nord. Elle porte le nom d'un quartier de Kinshasa, en raison de la présence de la Maison africaine dans le quartier dès les années 1950[1],[2].
Le passage, conçu par l'architecte Jean-Florian Collin, date de 1953 et porte alors le nom de nouvelle galerie d'Ixelles[1]. L'initiative pour ce complexe, qui comprend également un parking souterrain sur deux niveaux, un cinéma, des bureaux et des appartements, vient de l'entrepreneur R. de Muyter, de la SA Galeries de Belgique[3]. La galerie qui comporte de petites boutiques et leurs mezzanines, occupe une surface rectangulaire et est accessible par les deux rues. Les allées sont couvertes d'une toiture voûtée en béton et briques de verre, laissant pénétrer la lumière naturelle. À partir de 1954, les boutiques sont conçues par d'autres architectes (Pol Henry, Albert De Doncker, Albert Wauters, Henri Hauwaert, R. Homez et Roger Ide)[3]. Au-dessus des boutiques se trouve un étage de bureaux. Les appartements sont situés au-dessus des deux entrées de la galerie[4].
Vers la fin des années 1970, de plus en plus de commerçants belges abandonnent leurs magasins de la galerie d'Ixelles pour en ouvrir d'autres à l'avenue de la Toison d'Or, ce qui crée de l'espace pour du nouveau[5]. Des boutiques africaines s'ouvrent alors dans la galerie : en 1977, le premier coiffeur africain y ouvre[6], en 1980 le premier café, d'autres suivent. La galerie, occupée principalement par des salons de coiffures africains depuis le début du XXe sècle, est rebaptisée Kanda-Kanda par les locaux[5].
En 2017, il est annoncé que la galerie d'Ixelles, nom alors de la galerie délabrée, serait rénovée et rebaptisée galerie Matonge[7]. Ce nouveau nom doit mettre l'accent sur l'identité du quartier.
La commune d’Ixelles a pris un bail emphytéotique sur les parties publiques de la galerie, après avoir financé la rénovation des toitures voûtées[4].