Galerie René Drouin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Siège
Pays
Galerie René Drouin
Cadre
Type
Siège
Pays

La Galerie René Drouin est une galerie d'art moderne et contemporain, installée à Paris, au 17, place Vendôme de 1939 à 1950, puis au 5, rue Visconti, de 1954-1962. Gérée par René Drouin (1905-1979), elle accueillait toutes les formes artistiques d'avant-garde, pendant et après la guerre. Drouin a aussi édité un grand nombre d'ouvrages, des catalogues d'exposition surtout, considérés comme des ouvrages de bibliophilie.

René Drouin a d'abord été élève à l'École spéciale d'architecture puis dessinateur de mobilier contemporain à partir de 1930[1].

Avec Leo Castelli, réfugié italien, il ouvre une galerie d'art au 17, place Vendôme avec sa première exposition le , orchestrée par Leonor Fini et Eugène Berman, centrée sur des œuvres proches de l'esprit des surréalistes : ce fut un gros succès[2]. Dès le début de l'Occupation, Castelli quitte la France. La galerie est ensuite gérée uniquement par René Drouin. En exposant des artistes souvent contestés, d'avant-garde ou marginaux, Drouin se met en danger vis-à-vis de la critique officielle et du public. La première exposition de Dubuffet lui vaut des insultes et des lettres anonymes[3].

Drouin est surtout un amateur d'art mais un très mauvais commerçant. La galerie est heureusement soutenue par des personnalités influentes telles que Jean Paulhan, André Malraux, Jean-Paul Sartre ou Henri Michaux, dont les gouaches et les encres ont été exposées pour la première fois dans cette galerie[4], et elle bénéficiait aussi du soutien de Georges Limbour ou Marcel Arland[1]

Malheureusement, les artistes que la galerie lançait et qui allaient valoir des fortunes quelques années plus tard, n'étaient que très peu achetés. La galerie René Drouin du 17, place Vendôme, ferme ses portes en 1950 et les rouvre au 5, rue Visconti, de 1954 à 1962[5]. En 1965, la galerie René Drouin devenue éditions René Drouin publie encore un catalogue rédigé par Jean-Paul Sartre : Wols.

Le fils de René Drouin, Jean-Claude Drouin, architecte, réalisera dans les années 1960-1970 l'aménagement de plusieurs galeries d'art parisiennes, dont celle d'Ileana Sonnabend, première épouse de Leo Castelli.

Considéré comme visionnaire, René Drouin a fait l'objet d'une exposition et d'un ouvrage collectif René Drouin, le spectateur des arts 1939-1962 en 2001, publié par le Musée Sainte-Croix des Sables-d'Olonne[6], également répertorié à la bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou[7].

Expositions et publications de la galerie

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI