Galerie d'estampes (Escher)

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Galerie d'estampes
Exposition d'estampes
Artiste
Date
Type
Technique
Dimensions (H × L)
321 × 318 mm

Galerie d'estampes ou Exposition d'estampes[1] (en néerlandais : Prentententoonstelling) est une lithographie imprimée en 1956 par l'artiste néerlandais M. C. Escher[2],[3]. Elle représente un homme contemplant, dans une galerie d'art, une estampe représentant un port. Parmi les bâtiments du port figure la galerie même où il se trouve, exploitant ainsi l'effet Droste et la récursivité visuelle[4]. Cette lithographie a suscité des discussions tant dans le domaine mathématique qu'artistique. Escher considérait La Galerie d'estampes comme l'une de ses meilleures œuvres.

Bruno Ernst cite M. C. Escher, qui affirme avoir commencé cette gravure « à partir de l’idée qu’il devait être possible de créer un renflement annulaire, une expansion cyclique […] sans commencement ni fin »[5]. Escher a d’abord tenté de le faire avec des lignes droites, mais s’est intuitivement tourné vers l’utilisation de lignes courbes, ce qui permet à la grille de s’étendre considérablement lors de sa rotation[5],[6].

Un paradoxe apparent

Diagramme du paradoxe apparent incarné dans la lithographie galerie d'estampes de M. C. Escher (1956), telle qu'analysée par Douglas Hofstadter dans son ouvrage Gödel, Escher, Bach (1980).

Dans son livre Gödel, Escher, Bach, Douglas Hofstadter explique le paradoxe apparent incarné dans la Galerie d'estampes comme une boucle étrange montrant trois types d'« intériorité » : la galerie est physiquement dans la ville (« inclusion ») ; la ville est artistiquement dans le tableau (« représentation ») ; le tableau est mentalement dans la personne (« représentation »)[7].

Effet Droste

La signature d'Escher figure dans un espace circulaire vide au centre de l'œuvre. En 2003, deux mathématiciens néerlandais, Bart de Smit et Hendrik Lenstra, ont proposé une méthode pour combler cet espace en considérant l'œuvre comme dessinée sur une courbe elliptique du corps des nombres complexes. Ils estiment qu'une version idéale de la Galerie d'estampes contient une copie d'elle-même (effet Droste), pivotée d'un angle dans le sens horaire et réduite d'un facteur [6]. Leur site web explore plus en détail la structure mathématique du tableau[8].

Les valeurs exactes de et sont respectivement le module et l'argument de  :

, [9].

Postmodernisme

La Galerie d'estampes a été rapprochée du postmodernisme par un certain nombre d'auteurs, dont Silvio Gaggi[10], Barbara Freedman[11], Stephen Bretzius[12], et Marie-Laure Ryan[13].

Influences architecturales

Notes et références

Liens externes

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