Gamal Moubarak
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| Nom dans la langue maternelle | |
| Nom de naissance | |
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| Formation |
Université américaine au Caire St. George's College, Cairo (en) |
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| Parentèle |
Heidy Rasekh (d) (belle-sœur) |
| Parti politique |
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Gamal Moubarak, de son nom arabe complet Gamal El Dīn Muhammad Hosni Sayed Mubarak (en arabe: جمال الدين محمد حسنى سيد مبارك, Arabe égyptien : [ɡæˈmæːl edˈdiːn mæˈħæmːæd ˈħosni moˈbɑːɾɑk]), né le , est un homme d'affaires égyptien. C'est le plus jeune des deux fils de l'ancien chef de l'État égyptien d'Hosni Moubarak, ancien Président de la République d'Égypte de 1981 au , et de Suzanne Moubarak, ex-première dame de l'Égypte.
Tout comme son frère ainé Alaa, Gamal Moubarak possède également le passeport britannique (sa grand-mère maternelle était galloise)[1],[2].
Il est le chef de campagne de son père pour la réélection de celui-ci lors de la campagne présidentielle de [3].
Études
Gamal Moubarak est le plus jeune des deux fils du Président égyptien Hosni Moubarak et de son épouse Suzanne Moubarak. Contrairement à son aîné Alaa Moubarak, Gamal s'inscrit dans la vie publique et commence à exercer une certaine influence dans la vie politique de son pays.
Gamal Moubarak est élève au St George College au Caire, puis étudie ensuite à l'Université américaine du Caire, de laquelle, il sort diplômé dans le domaine des affaires.
Carrière professionnelle
Il commence sa carrière professionnelle en travaillant pour Bank of America en Égypte avant d'être transféré à la filiale londonienne. Il exerce essentiellement dans la partie Banque d'investissement.
Avec quelques collègues, Gamal quitte Bank of America pour créer sa propre entreprise, dont le nom est Medinvest Associates Ltd. Cette dernière gère des capitaux d'investissement, ainsi que du conseil en finance.
Il est aussi président de la Future Generation Foundation (FGF), une ONG vouée au stage professionnel.
Entre 2004 et 2011, il s'entoure d'hommes d'affaires néolibéraux. Une dizaine d’entreprises publiques sont privatisées pendant cette période[4].
En 2012, il fait face à des accusations de manipulation boursière, pour lesquelles il est accusé en september 2018[5], avant d'etre acquitté en par la justice égyptienne[6],[7].
Candidature éventuelle à l'élection présidentielle égyptienne de 2011
Le a débuté une campagne d'affichage et de signatures au Caire en faveur de Gamal Moubarak, le fils cadet du président Hosni Moubarak, relançant les spéculations sur une succession « héréditaire » à la tête de l'Égypte. Gamal Moubarak, très proche des milieux d'affaires, est souvent présenté comme le successeur de son père, mais la possibilité que le pouvoir reste entre les mains d'une personnalité issue de l'armée est aussi fréquemment évoquée[8].
Selon le quotidien Le Monde, une rumeur fait état du départ d'Hosni Moubarak dans le but de voir son fils lui succéder. En effet, le président égyptien souffrant de problème de santé, il a introduit celui-ci auprès du Président américain Barack Obama lors des négociations de paix de entre Israël et l'Autorité palestinienne.
Cependant, la nomination du général Omar Souleiman, chef du Gihaz al-Mukhabarat al-Amma, le puissant service de renseignements militaires, au poste de vice-président de la République arabe d'Égypte le , durant une longue série de manifestations antigouvernementales dans le pays, fait de ce dernier le seul successeur constitutionnel présomptif. Sans le soutien de l'armée qui, en Égypte, forme un pivot essentiel du pouvoir, les chances de Gamal Moubarak permettant de succéder à son père se réduisent.
Poursuites judiciaires
Après la révolution égyptienne de 2011, il est placé en détention à la prison de Tora le , dans le cadre d'une enquête pour corruption ouverte le [9] ; il risque entre 10 et 25 ans de prison[10]. Des rapports affirment en outre qu’il aurait, après la chute de son père, payé avec son frère Alaa des baltaguiyas pour attaquer les manifestants[10]. Il est finalement acquitté par la justice en [11].
Au début du mois d', la justice égyptienne ordonne la détention d'Alaa et Gamal Moubarak dans le cadre d'une enquête pour malversations visant Ahmed Chafik. Le juge chargé de l'enquête accuse les fils d'Hosni Moubarak d'avoir acquis des terrains auprès de l'ancien Premier ministre à un prix inférieur à la valeur du marché[12].
Le , Gamal, son frère Alaa et Ahmed Chafik sont libérés après avoir été déclaré innocents par la cour criminelle du Caire[13].
Il est condamné en 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d'euros de fonds publics alloués à l'entretien des palais présidentiels[14].
Le Tribunal de l'UE a toutefois jugé que les droits fondamentaux des Moubarak tels que les droits de la défense et le droit à une protection juridictionnelle effective n'avaient pas été respectés dans cette procédure nottament[15]. La Cour de Justice de l'UE a annulé les sanctions qui étaient fondées sur cette condamnation et sur d'autres procédures judiciaires en Égypte, considérant qu'elles étaient illégales, et que la décision de requérir des sanctions n'avait pas été prise sur « une base factuelle suffisamment solide », en raison du manque de vérification par le Conseil de l'UE du respect des droits fondamentaux au cours de ces procédures[16].
En , il est arrêté avec six autres personne dont son frère pour des accusations de « manipulation boursière » datant de 2012[14]. En effet, lors de transactions de titres de la banque Al Watany Bank of Egypt, ils auraient réalisé des profits illégaux d'une valeur estimée à près de 500 millions de livres égyptiennes (25 millions de dollars)[17]. Le , un tribunal a ordonné sa libération conditionnelle contre le payement d'une caution de 100 000 livres égyptiennes[18].
En , Alaa et Gamal Moubarak sont acquittés par les autorités égyptiennes de l'accusation de manipulation boursière dont ils avaient fait l’objet en 2012[19].
En , les autorités égyptiennes ont mis un terme au gel des biens de la famille Moubarak, toutes les procédures judiciaires ayant pris fin en Égypte[20].
Le , le Ministère public de la Confédération (MPC) de Suisse met un terme à son enquête sur la famille Moubarak, constatant que l’instruction, qui a pourtant duré une décennie, « n’a pas permis d'établir de soupçons » de corruption présumée. Les procureurs suisses déclarent que « l’instruction menée en Suisse n’a pas permis d’établir ne serait-ce qu’un lien ténu avec une quelconque infraction ».
En clôturant leur enquête en , les procureurs suisses ont notamment relevé « l’absence d’élément de preuve quant à l’existence de crimes préalables en Égypte »[21].
En , les médias égyptiens ont rapporté qu'une « bataille juridique de dix ans pour la famille Moubarak avait pris fin »[22],[23].
Vie privée
En , Gamal Moubarak épouse sa compagne, Khadiga El Gammal, la fille de l'homme d'affaires égyptien Mahmoud El Gammal. Ils ont une fille Farida née en 2010.
Notes et références
- ↑ « L'immense fortune des Moubarak », Paris Match, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « “ Un politicien juif britannique a aidé les Moubarak à détourner de l’argent ” », sur “Une société prête a sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’une, ni l’autre, et finit par perdre les deux”. (Benjamin Franklin) (consulté le )
- ↑ Posté par | | 0, « Gamal Moubarak, cadet du président Egyptien, entretient de bonnes relations avec les milieux d’affaires israéliens. », sur Identité Juive, (consulté le )
- ↑ « Le clan honni Moubarak de retour aux affaires », Libération.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les deux fils Moubarak arrêtés pour manipulation boursière en Egypte », sur Voice of America, (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Egypt arrests ex-President Mubarak's sons for embezzlement », www.bbc.com, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Égypte : deux fils de l’ex-président Hosni Moubarak acquittés », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ Le Figaro.fr, Gamal Moubarak en campagne
- ↑ « Moubarak et ses fils en détention pour quinze jours », L'Echo, 14 avril 2011, page actu 6
- 1 2 Samar Al-Gamal, « Le vrai début de la chute », Al-Ahram hebdo, 20 avril 2011, consulté le 21 avril 2011
- ↑ Le Point.fr, « Les deux fils de Moubarak échappent à la justice », sur lepoint.fr, (consulté le ).
- ↑ Les fils Moubarak visés par une enquête, Le Figaro, 2 août 2012.
- ↑ « NewsDaily: Egypt: Mubarak's sons, PM acquitted of corruption » [archive du ], sur www.newsdaily.com (consulté le )
- 1 2 VOA Afrique, « Les deux fils Moubarak arrêtés pour manipulation boursière en Egypte », VOA, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « CURIA - Documents », sur curia.europa.eu (consulté le )
- ↑ « CURIA - Documents », sur curia.europa.eu (consulté le )
- ↑ (fr) « Égypte: Les fils de l’ancien président Hosni Moubarak, arrêtés pour "manipulation boursière" », Al HuffPost Maghreb, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Égypte : les deux fils Moubarak libérables sous caution », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
- ↑ « Égypte : deux fils de l’ex-président Hosni Moubarak acquittés », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ « Egypt court lifts freeze on Mubarak sons’ assets », sur Middle East Monitor, (consulté le )
- ↑ Ministère public de la Confédération, « Printemps arabe : l’instruction dans le contexte de la « Révolution égyptienne » est classée »
, sur Confédération suisse News Service Bund, (consulté le ) - ↑ (en-US) Egypt Independent, « Gamal Mubarak's statement provokes social media users », sur Egypt Independent, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Mubarak son says family clear of corruption charges, won’t tolerate ‘defamatory reporting’ - Dailynewsegypt », Dailynewsegypt, (lire en ligne [archive du ], consulté le )